Comme prévu, je suis allée rencontrer M. Taburiaux, Directeur du Centre accueil de loisirs, à la Maison du temps
libre, qui s'adapte parfaitement à l'accueil des jeunes !
La semaine écoulée s'est très bien déroulée, sans aucun incident ; il
y a un peu plus d'absents depuis ce matin (des enfants sont probablement repartis dès dimanche).
Aujourd'hui, une immense structure gonflable était montée et faisait la joie des enfants ! (J'aurais aimé pouvoir faire comme eux !) : un espace avec des sortes de piliers à contourner, un
mur d'escalade très fréquenté, un toboggan, tout cela évidemment en matière souple !
Pendant que certains s'amusaient dans cette structure, d'autres réalisaient de jolies oeuvres en perles ... après avoir exposé des masques très colorés !
En voyant l'intérêt provoqué par ce mini mur d'escalade et le plaisir évident des enfants, on ne peut que souhaiter qu'un vrai mur d'escalade soit édifié dans la commune ! Le mur porteur de la salle du complexe
sportif s'y prêterait sans problème (type bloc ou type pan) ! Cette activité développe
de nombreuses qualités de motricité, d'attention, d'anticipation, d'analyse et d'autonomie entre autres ! Un mur d'escalade convient aux enfants, aux adolescents, aux adultes... bref, il possède de nombreuses qualités qui font qu'il est présent dans de
nombreuses communes !
Le Centre d'accueil de loisirs, pendant les petites vacances, a tenu ses promesses, avec un bon encadrement ; la muncipalité a enfin compris que l'accueil des jeunes pendant les vacances est
indispensable ; il faudra maintenant envisager l'accueil des adolescents, qui est également nécessaire dans la commune !! Où en est par exemple le remplacement de la piste de skate-board
? Attend-on que les pratiquants de ce sport, qui sont désormais obligés d'en faire aux carrefours ou sur les ronds-points, provoquent des accidents ?
Une grande première se déroulait vendredi soir dans la petite salle de la Maison du Temps Libre à Stella: l'accueil des nouveaux habitants ! Longtemps demandée (et inscrite au programme électoral de la liste d'opposition "Réussir ensemble"), cette initiative
était bien évidemment la bienvenue !
La (petite) salle était comble : Maire, nombreux adjoints et conseillers municipaux, et couples de "nouveaux" habitants.
Après un discours de bienvenue du Maire, l'adjoint à la communication a projeté un diaporama de présentation de la commune (photos, informations diverses, communes voisines, etc...) ; le Maire et
ses a
djoints ont répondu plus ou moins précisément aux questions, un livre de photos a été
remis en cadeau aux nouveaux arrivants, et la soirée s'est terminée devant un pot amical très sympathique.
Je voudrais formuler quelques remarques de fond et de forme :
- SUR LE FOND
le fait d'accueillir des nouveaux dans quelque structure que ce
soit (une commune, un Conseil municipal, une association, etc...) me paraît être indispensable et relève de la plus élémentaire des conditions d'une communication saine. On ne peut donc
que se féliciter que cette nécessité soit enfin reconnue !
le discours du Maire était accueillant et sobre ; j'ai bien noté, et particulièrement apprécié, qu'il a
précisé que les Conseillers municipaux, qu'ils soient d'opposition ou non, étaient avant tout des conseillers municipaux : l'idée d'une équipe réelle (contrairement à un système de castes, dont celle des intouchables) me semble
sous-jacente ; il ne reste plus qu'à la souder et à exploiter les diverses compétences, de quelque bord qu'elles proviennent !
La notion de "patchwork" des communes
environnantes me paraît erronée et inquiétante :
Un patchwork, (par extension de la définition de la pièce de tissu composée de morceaux rapportés
de couleurs différentes), se dit de ce qui est constitué d'éléments disparates et hétéroclites... Pourquoi la commune de Cucq irait-elle chercher des éléments disparates dans les communes avoisinantes
pour se faire une identité ? N'a-t-elle pas d'identité propre ???
Par ce terme, on a l'impression qu'aucune politique globale, qu'aucun projet fédérateur ne sont initiés dans la commune, qui ne
serait alors qu'une amalgame hétéroclite et désordonné d'idées et de réalisations, (piochées dans les communes alentour ou non), sans aucune cohérence entre elles.
Est-il bien nécessaire, pour avoir toute sa place, de récupérer les idéesdes communes voisines pour en faire un "patchwork" disparate et hétéroclite ?
L'idée que notre commune puisse être perçue
(ou conçue ?) comme un patchwork me choque ; qu'elle puisse, de surcroît, être le patchworkd'idées d'autres communes me gêne un peu plus
!
J'espère que cette analyse ne concerne que la
forme, mais je crains qu'elle ne mette le doigt sur une erreur de fond (contresens !)
Les questions posées par l'assistance, judicieuses, ont notamment mis l'accent sur deux problèmes importants
de la commune :
l'absence de PLU qui en est à la phase terminale
de navette entre les observations des
services de l'Etat et des propositions municipales
(il n'est pas refusé, mais serait-il "retoqué", pour reprendre une expression à la mode ?) : Monsieur le Maire a insisté sur le fait que ce retard était regrettable, et je souscris à cette
remarque !
la non-couverture totale de la commune en haut débit
(ADSL) : il est impensable, à l'époque actuelle où l'internet est une nécessité pour tous (??? :-))) que des zones ne soient pas encore couvertes. Les études de la CCMTO (fibre
optique par exemple) ne semblent pas réalisables dans l'immédiat. Mais n'oublions pas que le haut débit sera opposable dès 2010 par tous !!!
- SUR LA FORME
Une présentation qui s'appuie sur un support concret est toujours plus efficace. Le diaporama,clair et coloré, était donc le bienvenu,
et l'achat récent du rétroprojecteur par la commune n'était pas un luxe ! On voit poindre l'ébauche d'une communication plus "moderne" et mieux adaptée à notre époque !
Pourquoi ne pas utiliser, autant que faire se peut, des termes français, plus précis ? Un diaporama est bien une projection de diapositives ; nous avons donc assisté à un diaporama, réalisé à l'aide de
l'outil power point (qui n'est que le logiciel dédié de Microsoft). Nul besoin de dire (mais ça impressionne !) : "c'est un power point" (ce qui
est comparable au fait de dire "un bic" au lieu d'un stylo à bille, ou "un Frigidaire" au lieu d'un réfrigérateur). Power Point n'est qu'un outil de création de diaporama, d'une
marque déterminée de surcroît... Pour mémoire, il faut préciser que M. Rapin, lors de la présentation des parcs naturels marins, utilisait, lui, l'anglicisme tout aussi pompeux de "slide"...
prononcez slaïde pour faire plus américain :-))
Excellente initiative donc, qui sera renouvelée chaque année et qui est à même de créer une participation plus grande aux projets de la commune, dès lors que les objectifs globaux sont définis
et formulés, et que la participation de tous est requise et sollicitée !!
A voir cette photo, on peut se demander ce qui a pu attirer autant de monde à la Maison du Temps libre ! Des
autos stationnées du boulevard Labrasse au boulevard de France vers 15 heures, de nombreux piétons... C'est si rare à Stella, un jour de semaine, quel évènement extraordinaire a-t-il bien pu
survenir ??
Mais oui, bien sûr, c'est Halloween, et la sorcière La Trouille a convié les grands et moins grands à son spectacle !!!
Qui a dit que la Maison du temps libre était immense ? Gradins et plancher sont vite remplis d'enfants impatients assis ou debout, et de parents attentifs ! Dehors, il y a encore queue presque
jusqu'à la rue !
Devant un tel succès, qui dépasse toutes les espérances de Madame Courtier, l'organisatrice, la décision de faire une seconde séance à 17 heures est
donc prise... Bien sûr, certains sont frustrés, et on se dit que la séance de 17 heures ne fera pas le plein...
Eh bien à 17 heures, les gradins sont vite remplis, et on doit ajouter des chaises ... Il n'y a pourtant plus les enfants du
Centre d'accueil et de loisirs ni le groupe de Stella Maris !
C'est dans cette ambiance bon enfant que la sorcière La Trouille va pouvoir raconter son histoire ... abracadabrantesque, puisque c'est une sorcière !!
Une mise en scène réussie, une artiste charismatique et à l'enthousiasme communicatif, de bons effets sonores, des potions plus appétissantes
les unes que les autres (bave de crapaud bien sûr, mais aussi pipi de moustique, queue de souris, oeil de dragon, - ingrédients indispensables à une sorcière, fût-elle peureuse ! -) rendent le
spectacle, d'excellente qualité, passionnant pour petits et grands. La comédienne, pardon la sorcière, a bien mé
rité, à la fin des deux séances, d'être heureuse de s'envoler avec son Toto la frousse !!!
Plus de 500 spectateurs pour un divertissement familial, un 30 octobre ! Cet exploit permettra-t-il de se rendre enfin compte
que le public répond présent dès lors qu'on a la volonté de répondre à ses besoins et de lui proposer quelque chose de qualité ? On en redemande ! Si vous voulez essayer de regarder un truc que je me suis amusée à faire,
c'est ici (si ça marche !) :
Dans le cadre du contrat "Enfance et Jeunesse" et en partenariat avec la CAF (Caisse d'Allocations Familiales) de Calais, la commune organise un Accueil de Loisirs Sans Hébergement (appelé
autrefois "centre aéré") pour les petites vacances de la Toussaint, d'hiver et de Pâques, à la Maison du Temps Libre.
Le contrat “enfance et jeunesse” est un contrat d’objectifs et de cofinancement passé entre une Caf et
une collectivité territoriale, un regroupement de communes, une entreprise* y compris une administration de l’État. Sa finalité est de poursuivre et d’optimiser la politique de développement en
matière d’accueil des moins de 17 ans révolus :www.caf.fr/actunationale/images/Enfanceetjeunesse250906.pdf
Et les enfants ont l'air très heureux, à la Maison du temps libre ! Aujourd'hui, il y avait 38 inscrits ; ils sont plus nombreux l'après-midi que le matin...
On aurait pu s'attendre à un peu plus, mais les petites vacances sont souvent l'occasion de retrouver la famille (et, pour les familles monoparentales ou recomposées, de se partager entre le papa
et la maman...).
Sept animateurs sont là pour les encadrer ; les activités qui leur sont offertes sont nombreuses et variées ! Lorsque je suis passée ce matin, les enfants étaient en train de faire des
exercices sportifs sur des tapis, comme tous les matins (éveil musculaire oblige !). Cet après-midi, ils allaient à la piscine ; ils vont aussi aller au cinéma. Ce sont eux qui ont fait toutes les
décorations (Halloween est là !!) ; ils ont inventé un conte (le conte de Jack) qu'ils ont reproduit et illustré sur une superbe fresque ; etc etc.
J'essaierai de rencontrer le Directeur pour vous donner plus de détails.
Cette première(elle aurait dû être initiée depuis longtemps !) expérience de centre pendant les petites
vacances scolaires est un succès et sera bien sûr renouvelée, puisque le contrat avec la CAF dure plusieurs années...
Devant ce succès, il faudrait analyser le problème plus global du temps périscolaire et des occupations para-scolaires à offrir à tous nos jeunes, enfants ou adolescents, tout au long de l'année ! Ne peut-on imaginer une structure permanente, comme une Maison des
Jeunes et de la Culture, qui complèterait les activités sportives de la ville, étendrait la "cible" de recrutement et serait susceptible, avec une bonne structure d'animation, d'attirer les
adolescents trop souvent désoeuvrés de la commune ?
Je me sentais un peu saturée par les SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) etPLU (Plan Local d'Urbanisme)...
J'ai donc décidé de me changer les idées hier soir !
Je me suis alors plongée à fond dans..........une ambiance SCOT (Soirée Cabaret de l'Office de Tourisme)... et PLU (Programme
de Loisirs Universels) !!!!
La soirée cabaret était une initiative de l'Office de Tourisme, et a fait le plein (250 personnes) à la Maison du Temps libre (aurions-nous donc tellement besoin de nous changer les idées
dans cette conjoncture morose ?).
Spectacle très divertissant, dont tous les spectateurs sont ressortis très contents et détendus !
Patrick Thenay (imitateur, chansonnier) a assuré l'animation et nous a fait passer de bonsmoments, non seulement avec ses prestations personnelles, mais avec les quelques jeux
qui ont impliqué des spectateurs très coopératifs et ont fait rire toute la salle !
Jeux de gestes avec le marché au puces, ou initiation à la danse de cabaret par deux "danseurs" affublés de jupes et s'essayant à des mouvements assez nouveaux pour eux (révérences,
grand écart, sauts...), ou encore un grand moment de gaieté lorsqu'un spectateur et ...Monsieur Rapin, Conseiller Régional et maire de Merlimont (remplaçant Monsieur Kahn, Maire, qui, malgré
une première esquisse de participation, a préféré quitter la scène et lui a laissé la place...), très applaudis, se sont adonnés avec beaucoup de plaisir (partagé par l'assistance !) à un jeu de
mimiques et de gestes drôles !!
La "revue" de cabaret a tenu ses promesses !
Danseurs et danseuses très professionnels et dynamiques ont animé plusieurs tableaux tous aussi rythmés, colorés et appréciés ! Les rêves d'évasion du tract ont été tenus : de
l'atmosphère débridée des saloons à l'immensité des grandes plaines,
Broadway ou le Cotton Club, des fastes du Carnaval de Venise aux folles nuits parisiennes, des chansons interprétées par la meneuse de revue et... LE French Cancan bien sûr ! Tout virevoltait,
brillait de mille feux, s'enflammait et enflammait l'assistance ravie ; on en aurait bien redemandé, à minuit et demie !!!
Vraiment, un spectacle bien choisi, une bonne communication publicitaire et une bonne organisation peuvent attirer du monde à Cucq !
... Mais trêve de plaisanterie, je retourne à mon ambiance "SCOT et PLU" ...
Au fait, laquelle des deux assertions retiens-je à l'instant ? "schéma de cohérence territoriale et plan local d'urbanisme", ou "soirée
cabaret de l'office de tourisme et programme de loisirs universels" ? Pour
l'instant, la seconde bien sûr ! Place au rêve et aux souvenirs festifs !!
Dans le dernier article loi SRU, SCOT et PLU
pour les Nuls...chap. 2 , nous avons insisté sur l’importance du P.A.D.D., qui définit les grandes orientations d’urbanisme et d’aménagement
retenues à l'horizon de 10 ou 20 ans.
Ce PADD présente tout d’abord les orientations générales de la commune, puis des orientations
particulières d’aménagement, les OPA, qui se réfèrent au règlement et au zonage du territoire communal.
les exemples fournis ci-dessous se rapportent au projet de PLU
de 2007, et sont susceptibles de modifications, mais permettent de comprendre la démarche choisie par la commune.
I - ORIENTATIONS
GÉNÉRALES
Pour Cucq, trois grandes orientations définissent la politique d’ensemble en matière d'urbanisme. Ces trois
orientations sont les suivantes : - protéger et valoriser les qualités environnementales de la commune,
- promouvoir un développement urbain de qualité,
- améliorer le fonctionnnement de la commune.
Chaque orientation générale se décompose en une série d'orientations plus précises :
l'orientation générale 1 (protéger et valoriser les qualités
environnementales de la commune) se décompose ainsi :
orientation 1.1 : préserver les dunes blanches intactes
orientation 1.2 : conserver et valoriser le paysage de
bocage
orientation 1.3 : valoriser des vues et perspectives
orientation 1.4 : appliquer le principe de précaution sur les zones
inondables
orientation 1.5 : favoriser l'écoulement des eaux et limiter
l'artificialisation des sols
orientation 1.6 : promouvoir une agriculture respectueuse des qualités
environnementales
orientation 1.7 : privilégier le développement d'un tourisme équitable
l'orientation
générale 2 (promouvoir un développement urbain de qualité)se décompose ainsi :
orientation 2.1 : renforcer les pôles existants
orientation 2.2 : maintenir les coupures urbaines
orientation 2.4 : intégrer les nouvelles constructions
orientation 2.5 : créer des espaces publics attractifs
orientation 2.6 : assurer le traitement des franges rubaines et la
qualité des entrées de ville.
l'orientation générale 3 (améliorer le fonctionnement communal
général) :
orientation 3.1 : prévoir un ensemble d'opérations mixtes comprenant des
logements de petite taille
orientation 3.2 : développer l'offre locative et notamment
sociale
orientation 3.3 : accompagner la mutation des résidences secondaires en
résidences principales
orientation 3.4 : affirmer la centralité des pôles de Cucq-village,
Trépied et Stella en y implantant de nouveaux équipements
orientation 3.5 : créer une nouvelle centralité en lien avec le front de
mer à Stella
orientation 3.6 : promouvoir une activité touristique à Cucq-village et à
Trépied
orientation 3.7 : sécuriser les déplacements
orientation 3.8 : améliorer l'offre de stationnement
orientation 3.9 : mettre en place un réseau de circulations douces entre
les trois pôles
orientation 3.10 : renforcer l'offre de transports en commun
(cars).
Une fois ces orientations générales définies (n'oublions pas qu'elles engagent la commune à moyen terme
!),le PLU opérationnalise ces objectifs de façon plus réglementaire, ce qui permet
de développer des orientations particulières d'aménagement dans certains secteurs.
II RÉGLEMENT ET
ZONAGE
Un travail de précision commence : le zonage et la réglementation.
Le commune est divisée en zones, urbanisées ou non. Le POS avait déjà défini des zones ; le PLU les renomme et précise leur réglementation selon le tableau de correspondance ci-dessous :
P.O.S.
P.L.U.
U : ZONES URBAINES
U : ZONE URBAINE
N : ZONES NATURELLES
N : ZONES NATURELLES
NA : ZONES A URBANISER
AU : ZONES A URBANISER
NB : ZONES A URBANISATION DIFFUSE
NC : ZONES AGRICOLES
A : ZONES AGRICOLES
Nous travaillons évidemment sur les sigles du PLU.
Chaque zone se subdivise en "sous-zones", de plus en plus précises :
- La zone A (zone agricole) constitue un seul ensemble
La zone A correspond aux espaces naturels réservés aux activités agricolesen raison de leurs
qualités agronomique, biologiques ou économiques.
La zone A peut comprendre des bâtiments agricoles et les habitations des agriculteurs.
- La zone N (zone naturelle et forestière),est composée de trois sous-ensembles, définies dans le réglement :
Na, zone "stricte" : La zone Na correspond à des sites naturels qu’il convient de protéger
particulièrement, en raison de leurs qualités paysagères et écologiques exceptionnelles et/ou abritant les sites classés.
La zone Na ne comprend pas de constructions ; les rares constructions qui s’y trouvent ne sont pas destinées à un développement futur.
Nb, zone "souple" : La zone Nb correspond à des secteurs partiellement urbanisés dans lesquels
quelques constructions sont envisageables, à condition toutefois de correspondre à des entités de taille et de capacité limitées.
Nt, zone touristique : La zone Nt correspond au secteur naturel à vocation touristique et de loisir,
se traduisant par la possibilité de réaliser des équipements tels que les campings, caravanings, clubs nautiques, parcs résidentiels de loisirs , etc.
Ce secteur non équipé fait partie d’un vaste écosystème à protéger
- La zone U (zone
urbaine) est composée de trois sous-ensembles :
Ua : La zone Ua correspond à la zone arrière littorale de Cucq. Cette zone correspond à une zone
urbaine dense, à caractère d’habitat. Les services et activités implantées dans cette zone, sont compatibles avec ce
caractère et s’intègrent dans le tissu urbain. Cette zone comprend des sous-secteurs Ual. Il s’agit de lotissements pour lesquels les règles d’implantation
par rapport aux limites séparatives sont différentes.
Ub : La zone Ub correspond au secteur touristique et résidentiel de Stella-Plage.
Cette zone est subdivisée comme suit :
- Ub1 : La zone Ub1 correspond au secteur urbanisé de l’OPA 6 (front de mer) et au bd. Labrasse. Ces deux secteurs sont constitués
principalement de logements collectifs. La densité de ce secteur est plus importante que celle du secteur Ub2. Des activités commerciales et artisanales sont insérées dans le tissu urbain. Les
constructions sont implantées en ordre continu.
- Ub2 et Ub3 : Les zones Ub2 et Ub3 correspondent au lotissement résidentiel de Stella-Plage. Ces secteurs sont composés principalement
d’habitations individuelles implantées sur des parcelles plantées. Le secteur Ub2, transition entre les secteurs plus denses (front de mer et bd. Labrasse) autorise des constructions plus
hautes.
Le secteur Ub3 comprend un secteur Ub3l. Il s’agit du lotissement de l’AFU Est pour lequel les règles d’implantation par rapport aux limites séparatives sont différentes.
Ut : La zone Ut est réservée à l’implantation d’équipements touristiques et de loisirs. Elle
correspond au secteur abritant les campings et les caravanings
La zone U fait l'objet de 2 OPA (orientations particulières d'aménagement) :
OPA 4 : restructuration du secteur
Isostat
OPA 6 : aménagement du front de mer et du centre de
l'étoile
- La zone AU(zone d'urbanisation
future ; ne pas confondre avec Ua !) est composée de deux sous-ensembles :
AU1 : Elle comprend le secteur AU «Cucq sud», le secteur AU «Cucq est, la Reine Pritelle» et le
secteur AU de la pâture communale.
Ces trois secteurs font l’objet d’orientations particulières d’aménagement définissant leurs conditions d’aménagement et d’équipement.
AU2 : «La Coquerille». Le PLU devra faire l’objet d’une modification pour permettre l’urbanisation de
ce secteur
La zone AU fait l'objet d'orientations particulières d'aménagement :
OPA1 : secteur Cucq Sud
OPA2 : secteur Cucq Est (la Reine-Pritelle)
OPA3 : pâture communale
OPA 5 : les prés Hagneré
Une autre OPA est programmée sur Cucq :
OPA 7 : prescriptions pour le traitement des
franges
Dans chaque sous-ensemble, des règles d'urbanisme précises sont ainsi définies :
occupations et utilisations du sol interdites
occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières
conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées et d'accès aux voies ouvertes au
public
conditions de desserte des terrains par les réseaux publics
superficie minimale des terrains constructibles
implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques
implantation des constructions par rapport aux limites séparatives
implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propri
été
emprise au sol des constructions
hauteur maximale des constructions
aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords
obligations en matière d'aires de stationnement
obligations en matière de réalisation d'espaces libres, d'aires de jeux et de loisir, de
plantations
coefficient d'occupation du sol (ce fameux C.O.S. !!)
III LE ZONAGE
L'opération de zonage, la plus longue et qui est encore actuellement en cours, consiste à définir pour chaque parcelle de la commune, en respectant les orientations générales et/ou particulières,
la zone à laquelle cette parcelle appartiendra, et donc les règles qu'elle devra suivre.
On obtiendra donc, pour la commune, un zonage tel que celui qui est affiché en mairie, (mais n'est plus valable...) qui ressemblera à ceci :
Chaque propriétaire, ou chaque citoyen, connaîtra donc, en se référant au réglement, ce qu'il peut faire ou ne pas faire...
L'enquête publique permettra à chacun de s'exprimer à ce sujet...
J'espère ne pas avoir été trop rébarbative ou indigeste... Je me suis efforcée de transmettre ce que j'ai compris, mais j'ai peut-être commis des erreurs que vous vous ferez un plaisir (et un
devoir) de rectifier Information et connaissance sont faites pour être partagées !! (je dédie
particulièrement cet adage à des personnes qui se reconnaîtront, j'en suis sûre !!!)
Horizon opale et premier plan orange : quel bel arrangement de couleurs !
C'est ce qu'on peut admirer en ce moment à Stella sur la digue côté Nord : les services communaux ont la bonne idée, depuis deux ans maintenant, de laisser s'épanouir une surface en jachère, qui
illumine les jours ensoleillés d'automne ! On ne peut que souhaiter que cette initiative soit reconduite et étendue à d'autres espaces !
Une amie m'a rapporté ces photos de Boulogne : ne pourrait-on agencer de la même manière nos nouveaux ronds-points, tracés sans relief sur le macadam ? Un arbuste au milieu du rond-point !
Cela présenterait au moins deux avantages :
- être joli ("c'est véritablement utile, puisque c'est joli" dirait le Petit Prince de St Exupéry)
- empêcher les automobilistes pressés ou inconscients de traverser les ronds-points de façon rectiligne, sans les contourner comme le Code nous y oblige pourtant...
Que les plantes font du bien dans une commune !
S'ilvous plaît, développez les espaces verts où la nature s'épanouit en mille couleurs !!
Trois ateliers d'artistes cucquois ont participé à l'opération "portes ouvertes des ateliers d'artistes" initiée par le Conseil généralCulture à Cucq
Je me suis régalée à aller voir ces ateliers ! Je ne suis certes pas artiste moi-même (j'aurais tant aimé l'être !), mais l'oeuvre n'est-elle pas dans le regard de celui qui la contemple ?
Je me suis tout d'abord rendue chez Valérie Bérenger, place verte.
Quel émerveillement !! Comment notre commune peut-elle ignorer qu'elle abrite une telle artiste ? Médaillée d'or de l'Institut de peinture Van der Kelen de Bruxelles, cette jeune passionnée s'est
spécialisée dans de grandes réalisations : peintures en trompe l'oeil,
décors peints, fresques, tableaux décoratifs, faux marbre, faux bois, patine... sont autant de cordes à son arc.
Sa maison est un vrai atelier vivant, et l'artiste présente les photos, diaporamas de ses oeuvres avec clarté et passion ; on ne peut être qu'enthousiaste devant une telle maîtrise et un tel
éclectisme !!
Je vous conseille la visite de son site : http://3pinceaux.com/
Je suis sortie heureuse de cet atelier, et me suis rendue à Rencontre et Loisirs, où une exposition des
oeuvresdes adhérents peintres a été organisée. Là encore, la visite est très agréable : de nombreuses peintures, de nombreux styles, des techniques variées
(huile, aquarelle, acrylique...) captent l'attention, et j'ai pu m'attarder devant des toiles auxquelles je suis plus particulièrement sensible...
Le dernier atelier, Quai Nord, est d'un tout
autre style ; exposition originale et sensible sur les lieuxde l'ancienne usine Isostat, pleine de
fantaisie et d'humour : "les Visions du Tympan". Des peintures, des sculptures, des "cloches", des céramiques, des réalisations parfois "déjantées" qui captivent et intriguent...
Trois ateliers, trois styles différents, trois régals ; merci les artistes !! Vous pouvez encore vous y rendre dimanche, profitez-en !
un petit clin d'oeil après le pensum indigeste (?) sur l'urbanisme...
Depuis le temps que je me demande ce que serait une piste cyclable sur le boulevard Labrasse rénové, j'ai trouvé !
Elle ressemblerait à ça :
Qui a dit
qu'on manquait d'imagination à Cucq ?? :)))
Avant
de poursuivre cet exercice difficile pour moi, je tiens à préciser que je le fais parce que j'ai la ferme conviction que l'information doit être
partagée ; je voudrais que cette conviction soit partagée par tous !
Cet exercice de synthèse contient peut-être des erreurs, des omissions, des imprécisions : je serais reconnaissante au lecteur de les signaler et les corriger dans les commentaires ou par mail ;
merci d'avance !
J'espère que depuis la parution du chapitre 1, vous avez pu vous plonger dans la lecture passionnante de la loi SRU... :-))) !
Nous pouvons donc reprendre l'étude de l'application de cette loi en abordant deux documents d'urbanisme majeurs : le SCOT et le PLU.
Pour faciliter la lecture, je vous rappelle que la signification des sigles utilisés a été donnée dans notre chapitre 1. loi SRU, SCOT
et PLU pour les Nuls...1
(j'en ajoute un : CCMTO : Communauté de communes Mer et Terres d'Opale)
Avant toute chose, il est utile de rappeler qu'une hiérarchie des normes en matière juridique
existe et doit êtrerespectée. La règle en est simple : la norme de niveau supérieur s'impose
à celle de niveau inférieur ; la norme la plus inférieure doit donc être conforme à la totalité des
règles qui lui sont supérieures.
Dans le domaine qui nous intéresse, lles règles de cette pyramide sont, hiérarchisées, entre autres, comme suit (du haut en bas de la pyramide) :
- normes et directives européennes (ex : Natura 2000)
- lois et projets d'intérêt général (PIG) de l'Etat (ex : RNU (réglement national d'urbanisme, loi
SRU, loi Urbanisme et Habitat, loi littoral...)
- directives territoriales d'aménagement (DTA)
- directives de protection et de mise en valeur des paysages, notamment chartes des parcs naturels régionaux, et schémas de mise en valeur du
littoral, etc...
- S.C.O.T.
- P.L.U.
Toutes ces normes doivent être compatibles, et la norme des documents inférieurs doit respecter les consignes des documents de rang supérieur : le PLU doit respecter les
orientations du SCOT par exemple (on dit que le SCOT est opposable au PLU), qui doit lui-même respecter loi littoral et Natura 2000, etc...
Ces préalables étant posés, nous pouvons nous intéresser de plus près aux deux documents d'urbanisme qui nous intéressent plus particulièrement dans notre secteur : le SCOT et le PLU.
Selon moi, deux critères essentiels distinguent le SCOT du PLU :
- le critère géographique :
Le SCOT (qui remplace l'ancien schéma directeur,SD) est le document d'urbanisme qui s'applique à
l'échelle de plusieurs communes ou groupements de communes ; chez nous, il couvrira 4 communautés de communes réunies au sein d'un syndicat mixte : la CCMTO, Montreuil, Berck,
Hucqueliers. L'adhésion à ce syndicat mixte a été approuvée lors du dernier Conseil communautaire : CCMTO (communauté de
communes) : conseil communautaire
Le PLU (qui remplace l'ancien POS) est le document d'urbanisme qui couvre le périmètre de la commune,
éventuellement d'une communauté de communes ; chez nous, il sera applicable à la commune de Cucq.
- les objectifs :
le SCOT fixe des objectifs généraux des diverses politiques publiques en matière d'habitat, de
développement économique, de déplacements. Il ne comprend donc pas de zonage, ni de réglementations strictes, et demeure un document d'orientations générales ; Le SCOT est censé donner une
cohérence aux différents Plans Locaux d'Urbanisme des communes qui composent le
territoire (par exemple, une commune ne peut définir une zone d'activité, si la voie
qui la dessert depuis la commune voisine ne peut être portée à un gabarit suffisant.),mais n'est pas opposable aux tiers comme l'est le PLU (un particulier peut construire là où le SCOT n'a pas prévu de zone habitable, mais en revanche il ne peut pas
construire si le PLU l'interdit.).
le PLU exprime une vision stratégique d'aménagement ; il constitue un document réglementaire (carte de la commune, prescriptions d'urbanisme, etc...) , un document juridique de portée générale
Les modalités de l'élaborationdu SCOT et du PLU sont quasiment identiques, et
comportent sensiblement les mêmes éléments constitutifs (sauf ceux différenciés par les distinctions ci-dessus) :
- Procédures d'élaboration: elles s'appuient toutes deux sur une concertation très large entre l'Etat, le Département, la Région, les organismes
consulaires et le public.
La décision de prescrire un SCOT ou un PLU est prise soit par le syndicat mixte dans le cas du SCOT (après approbation des communautés de communes
concernées), soit par le Conseil municipal pour le PLU.
Après enquête publique (après retour des autorités de l'Etat), les projets sont approuvés par les mêmes organes délibérants.
- situation dans notre secteur
:
le SCOT en est à son balbutiement puisque le syndicat mixte n'est pas encore créé ; la phase d'études
préalables n'est donc pas encore lancée
le PLU en est à la phase d'échange des projets avec les services de l'Etat ; les navettes semblent longues et
nombreuses (?) ; la concertation a été réduite à sa plus simple expression malgré les réunions promises à plusieurs reprises. La commune de Cucq est dans une situation très
particulière puisque le POS a été annulé par jugement du Tribunal Administratif en 1999 et que le
PLU n'est toujours pas approuvé. Un système hybride et confus a été mis en place, qui permet toutes sortes de dérives urbanistiques ou d'approximations : le POS demeure applicable pour la zone
urbaine, le RNU (réglement national d'urbanisme) est mis en application par le Préfet pour la zone littorale...
- Eléments constitutifsdu SCOT et du PLU
Ils se présentent sensiblement de la même manière :
un rapport de
présentation: Il présente un état initial de l'environnement et établit un
diagnostic au regard des prévisions économiques et démographiques le la zone concernée
le PADD : ce document constitue la grande nouveauté par rapport aux schéma directeur et POS
antérieurs.
Il définit les grandes orientations d’urbanisme et
d’aménagement retenues à l'horizon de 10 ou 20 ans, notamment en vue de favoriser le renouvellement urbain, de préserver l’environnement et de favoriser la qualité urbaine et
architecturale.
Comment se présente le document ?
Ce document comprend deux parties :
Une partie obligatoire qui exprime les orientations
générales d’urbanisme et d’aménagement du périmètre concerné. Cette partie peut être relativement courte et synthétique.
Une partie facultative, pour le PLU, qui peut définir
d’une manière plus précise les orientations et prescriptions particulières concernant des espaces ou des quartiers ou des actions publiques soit thématiques soit sectorisées (par quartier,
ilôts, immeubles…). Cette partie est plus technique mais souvent plus détaillée.
A quoi sert le PADD ?
L’objectif du PADD est d’introduire dans les documents locaux d’urbanisme une plus grande réflexion sur
l’avenir de la commune à moyen et long terme. Pour le PLU, les grandes orientations qu’il définit peuvent concerner différents domaines : le développement ou la préservation des
centres-villes, la restructuration ou la réhabilitation de quartiers ou de secteurs, le traitement des rues et des espaces publics, la sauvegarde de la diversité commerciale des quartiers,
l’aménagement des entrées de ville et la préservation des paysages.
un document
d'orientations générales (DOG) pour le SCOT, et d'orientations particulières pour le PLU, opposables en particulier aux permis de
construire
des documents
graphiques de réglementpermettant le zonage : nous y reviendrons dans un
prochain chapitre.
pour le PLU, le réglement : dispositions
réglementaires applicables, notamment concernant l'implantation des constructions par rapport à la voirie et les emprises publiques, l'emprise au sol, la hauteur maximale, le stationnement, les
plantations, le COS , la desserte par les réseaux, l'accès et la voirie, etc etc...
Le projet de PLU de Cucq, intéressant, est consultable en
Mairie NB : le PLU consultable en Mairie est celui qui a été rejeté le 29 mai 2007 et ne tient pas compte des
modifications en cours (zonage, etc...)
. Il est évident que l'absence de PLU est un facteur
déstabilisant pour l'urbanisme et l'environnement de notre commune. Certains permis de construire attendent le PLU alors que d'autres sont encore soumis au POS et bénéficient de critères souvent
moins exigeants eu égard à l'environnement.
Il est évident que la consultation des habitants sur un projet qui les concerne tous à terme est restée confidentielle et aurait mérité un large
débat . Celui-ci aurait parmis de réconcilier les trois hameaux autour d'un projet commun, de construire une véritable identité communale et d'introduire une participation démocratique à la vie
même de la commune.
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