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URBANISME ET ENVIRONNEMENT

Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 19:30
Très en forme malgré la longue marche, Palmyre décide de prolonger sa balade (la ville est si belle !)

Elle emprunte le boulevard de Berck et se dirige vers Merlimont, station voisine dont l'histoire est si différente de celle de Stella... : outre la Société immobi
lière du Pas de Calais, présid ée par le Président de la Chambre italienne à Paris, qui installe Merlimont sur la dune en vendant des terrains situés près du chemin de la mer, ce petit village est connu pour avoir été le théâtre du premier vol de Gabriel Voisin sur son aéroplane Archdeacon, le 3 avril 1904, qui avait réussi à parcourir 25 mètres en l'air !!!).

Elle longe le "Ruisseau à tabac", ruisseau très utile pour l'évacuation des eaux pluviales vers la mer ("il faudra que les générations futures l'entretiennent", pense-t-elle) et dont le nom original provient semble-t-il du trafic de tabac, les contrebandiers empruntant ce ruisseau pour faire les échanges avec les bateaux qui les attendaient en mer...

Un peu plus loin, elle admire deux autres villas de Lucien DUFOUR :

  • à gauche, "le Chaperon Rouge" (peut-être abritait-elle  une Mère-Grand ?), situé dans un parc arboré (Palmyre s'étonnerait de savoir que cette charmante villa n'est pas reprise dans l'inventaire du Patrimoine, trois quarts de siècle plus tard...)
  • Sur sa droite, la grande demeure de Victor POULAIN, Bois-Lurette, dans son immense parc où s'ébattent biches et cerfs (et beaucoup d'autres animaux bien sûr : sangliers, écureuils...). Cette villa est située sur le territoire de Merlimont, mais correspond tellement au style de Stella... D'ailleurs, l'entrée est du côté de Stella...




Non loin de là, deux habitations jumelées vont être construites : les plans en ont été élaborés par les architectes CHEVALIER et PICARD (la maison s'appellera d'ailleurs villa Piquart, avant de devenir un centre de vacances très fréquenté par les enfants du personnel de le RATP à Paris !)
Palmyre ne sait bien sûr pas que cette villa sera un lieu d'accueil des soldats allemands pendant la seconde guerre mondiale...)





Palmyre, qui est encore sous le charme de ces villas et de ces espaces boisés, commence à ressentir la fatigue de cette longue marche, et décide de rejoindre son hôtel pour se rafraîchir et se reposer...

Elle prendra le tramway vers la plage dès demain matin...
Hippodrome et partie de golf au Touquet seront pour après-demain ! La visite est tellement captivante et enthousiasmante !

En cheminant à traves les dunes, elle se dit : "pourvu que ce patrimoine soit définitivement protégé, quoi qu'il advienne et quelle que soit l'évolution future de l'urbanisme dans cette station !! Pourvu que les générations futures prennent conscience de sa richesse et de la valeur de ce capital architectural !"
Par ipriath - Publié dans : URBANISME ET ENVIRONNEMENT
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /2009 23:03
Après une courte pause, Palmyre traverse le boulevard de la Gare (la circulation n'est pas encore très dense dans les années 20...) et fait une centaine de mètres dans le boulevard de Berck.

Là, deux villas également conçues par MARCELIN et JOUANNON lui offrent un spectacle une fois de plus très agréable :
la "villa balnéaire", assez petite et plus classique, offre un refuge boisé ; le garage occupe près de la moitié de son pignon en façade !


"Notre Refuge", plus vaste, semble l'inviter à aller s'asseoir sous l'auvent !







Le nom des architectes est très visible sur le mur de la clôture... Mais Palmyre ignore, bien sûr, que la plaque prendra un aspect granuleux pendant la seconde guerre mondiale, puisqu'elle sera criblée de projectiles issus d'une arme à feu...




En remontant le boulevard de la Gare, en direction de la mer, Palmyre s'attarde devant deux villas charmantes :
l'une, tout en bois, abrite sans doute un couple de tourtereaux, puisqu'elle se dénomme  "la Nichette"



L'autre, accueillante dans son écrin de verdure, a été conçue par un architecte de renom, Robert HIDEUX ; son nom est bucolique : La Ramure


Palmyre est loin d'imaginer que cette si charmante demeure, sans être détruite, sera toutefois martyrisée et perdra une grande partie de son charme (plus de verdure, terrains rétrécis, implantation d'un immeuble dénaturant le site...) ; bref qu'elle ne sera pas répertoriée, comme toutes les autres, dans l'inventaire du Patrimoine à cause de comportements irresponsables devant la préservation d'une telle richesse architecturale... Le même sort sera d'ailleurs réservé, beaucoup plus tard, à une villa qu'elle admire aussi : la villa Zita, et sa charmante terrasse en hauteur...




Palmyre flâne désormais dans l'avenue de la Victoire ... pour se retrouver devant une grande demeure conçue par Robert HIDEUX  : Verte Feuille, majestueuse et imposante...




Une autre villa attire son attention, de maître d'oeuvre inconnu, mais qui s'intègre bien dans l'ensemble architectural de la station...... "le Coin Fleuri"



Tout en marchant vers le restaurant du casino, Palmyre, se remémorant toutes les magnifiques oeuvres architecturales qu'elle a admirées, se dit qu'il serait vraiment dommage que ce patrimoine si riche ne soit pas sauvegardé, protégé, et qu'il est indispensable que les autorités en charge de l'urbanisme, maintenant et surtout dans le futur, adoptent un comportement responsable à leur égard
, et que cette richesse soit intégrée, officiellement et définitivement,dans le Patrimoine Légitimement Universel de la commune !
Par ipriath - Publié dans : URBANISME ET ENVIRONNEMENT
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /2009 14:50
Après une marche tonique dans cette belle forêt du Touquet (qu'elle se promet de parcourir à cheval dès qu'elle le pourra), Palmyre reprend avec curiosité et entrain sa découverte du patrimoine architectural de ce deuxième quart du vingtième siècle...

En sortant du bois, elle prend le boulevard de Berck, parallèle au boulevard de l'Alliance (futur boulevard Poulain), qui longe le "parc réservé" très boisé et où on devrait plus tard implanter, selon les plans de Monsieur PLUMET, un lac...

Dans ce boulevard, beaucoup de villas sont encore conçues par Lucien DUFOUR  :

très voisines, trois superbes villas, de style différent, s'intègrent parfaitement dans le cadre :

sur la gauche de Palmyre (dos à la forêt), la Marjolaine, si coquette avec ses avancées !





à sa droite, une superbe villa, avec ses pans de bois mettant en valeur le pignon, et sa grande cheminée : La Chaumière





Un peu plus loin, la Gartempe : pas de pans de bois, mais la rugosité des pierres de soubassement  et l'articulation des volumes la rendent très harmonieuse et superbe





Encore plus loin, "l'Alouette", de DUFOUR encore, offre ses figures harmonieuses à sa vue ; sa haute cheminée élancée semble vouloir atteindre les nuages !


Cette diversité dans les réalisations, ce souci de l'élégance et de l'esthétique, le charme qui se dégage de ces perspectives rendent Palmyre admirative et heureuse...



Palmyre a pu admirer la plupart des réalisations de Lucien DUFOUR ; bien sûr il y en a d'autres : elle a prévu d'aller admirer entre autres une maison à CUCQ (qui fera plus tard office de Poste), et Bois Lurette, (la villa de Monsieur POULAIN, qui bien qu'étant sur le territoire de MERLIMONT, se rattache à Stella par son architecture) , et, s'il lui reste un peu de temps lors de son périple, d'autres (qui seront démolies pendant la guerre) : Martial, le Chaperon Rouge, Amphitrite...




Mais Palmyre a perçu, au travers de ces villas, la volonté de l'architecte d'ajouter des éléments de dissymétrie, des couleurs et une variété dans la texture des matériaux.

Elle perçoit que ces architectures accentuent l'influence du Touquet sur Stella depuis sa création : les dessins architecturaux de DUFOUR ne se rapprochent-ils pas, dans leur agencement, des villas touquettoises de Louis QUÉTELARD ? ( Ce dernier lui rend d'ailleurs hommage en intégrant des villas de Stella dans son ouvrage "l'architecture au Touquet")

Palmyre continue à remonter le boulevard de Berck, en direction du boulevard de la gare ; là, elle peut admire l'oeuvre
de deux autres architecte réputés, MARCELIN et JOANNON: les Musardises

Ici encore, de larges pans de bois verticaux en accentuent la hauteur.

Plus tard, (près de 80 ans après, cette villa sera agrandie, mais sans être défigurée, comme certaines autres (telle Zita) jeu photos : réponses pourront l'être, ce grâce à des propriétaires soucieux de préserver l'harmonie d'ensemble et de garder ce cachet si charmant à leur villa






Palmyre rejoint ensuite le boulevard de la Gare, et s'offre une pause avant de le traverser, pour contempler la perpective : à gauche, les larges pelouses vertes, avec le petit tramway qu'elle prendra tout à l'heure pour aller à la plage, et à droite, la voie dégagée qui mène à la plage, moins construite et qui laisse apercevoir les dunes de ce sable si fin qu'lle affectionne tant...




Par ipriath - Publié dans : URBANISME ET ENVIRONNEMENT
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 21:34

Hier, nous avons laissé Palmyre à l'Hôtel de la Gare (hôtel de l'Etoile) où elle a passé une excellente nuit : le bon air marin de Stella, si iodé et tonique, vous plonge les premières nuits dans un profond sommeil très réparateur ! La station n'est pas "climatique" pour rien !!!
"Un séjour à Stella-Plage, une année de santé" affirme fièrement le panneau !

C'est donc fraîche et gaie qu'elle entreprend de continuer sa visite dans la station ; elle a appris que Lucien DUFOUR, l'architecte le plus prolifique de la station, aime prendre les pelouses et environs comme vitrine de ses réalisations aux visiteurs comme elle : isolées au mileu de belles parcelles boisées, les villas se développent aisément sur plusieurs côtés ; le pignon fait souvent office de façade principale et occupe le devant de la composition, souvent dissymétrique et accompagnée de toitures effleurant parfois le sol. L'articulation des volumes, des toitures et des 
pignons est très recherchée. La rugosité des pierres de soubassement, les dessin des pans de bois et des pannes en saillie leur confèrent un charme indiscutable !

Cette station offrant de larges voies destinées aux automobiles, le garage y occupe généralement une place de choix, occupant parfois toute la largeur de la maison !

Elle avait déjà pu admirer une des oeuvres de cet architecte, hier, en sortant de la gare, et en regardant "le Petit Poucet" ; mais il y en a beaucoup d'autres à proximité !

Elle se met donc en route, et rejoint le boulevard de la Gare proche ; les Pelouses offrent un large espace vert et une perspective spacieuse.



Comme prévu, elle trouve, sur le côté gauche des Pelouses, une autre réalisation de DUFOUR : "la Crémaillère" Le charme de cette villa est indéniable,et Palmyre s'attarde à admirer les volumes conférés par les courbes, et le toit offrant des effets originaux.

De l'autre côté des Pelouses, Lucien DUFOUR  a construit la villa
"Sous Bois", qui appartient à Madame POULAIN, l'épouse d'un des fondateurs de Stella. Elle mérite bien son nom, et est bien implantée dans ce grand espace arboré.



Palmyre ne peut s'empêcher de penser, en voyant ces espaces boisés autour des pelouses, que Stella,
soeur cadette du Touquet, est conçue pour attirer la même clientèle chic qu'au Touquet, dans ces années 20 : le boulevard de la gare ne se raccorde-t-il pas directement à la route du Touquet, et non à la commune de CUCQ, qui n'est accessible que par un chemin ?
Elle pense d'ailleurs prendre le train qui traverse le golf et la forêt dès demain pour aller faire un golf, puis assister à une course hippique dans la grande station voisine ! D'ailleurs, le prix de la chambre et celui du repas qu'elle a pris hier soir au restaurant du Casino lui ont prouvé que la station de Stella se voulait être une station pour gens "huppés" !



Mais demain est un autre jour... Palmyre continue donc à flâner dans les rues de cette charmante station, et emprunte la route perpendiculaire aux pelouses au niveau de cette belle villa "Sous Bois".


Lucien DUFOUR  a érigé deux superbes demeures dans cette rue de l'Etoile !


La villa Yvonne et Charlotte offre des courbes très harmonieuses qui lui donnent un cachet incontestable !





















Quant à sa voisine, la villa Marcelle, la hauteur, accentuée par des pans de bois verticaux, lui donnent un air très majestueux !





















Et tout en se disant qu'elle se ferait bien construire une villa dans ce charmant paysage, Palmyre continue son chemin, et arrive face à la forêt du Touquet... Elle décide de s'y promener un peu pour y respirer les parfums des pins maritimes et autres essences d'arbres, et se reposer un peu...

Laissons-la goûter le calme de ce bois, et retrouvons-la plus tard !



Par ipriath - Publié dans : URBANISME ET ENVIRONNEMENT
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 00:07


Alors que la concertation sur le nouveau projet de PLU va se mettre en place, il est temps de reprendre notre patrimoine architectural chap 1 notre étude du patrimoine architectural de la commune (notamment de la station de Stella), pour insister sur la nécecessité impérative de le sauvegarder...



RAPPELS DE L'HISTOIRE LOCALE

Lors du précédent article, nous avions expliqué pourquoi les constructions s'étaient implantées sur les terrains plats de "la plaine", non loin des "Pelouses".

Le territoire de dunes et de forêts de Stella avait été acheté en 1914 (ce territoire appartenant depuis 1837 au domaine initial du futur Touquet Paris-Plage), et la "Société anonyme et foncière de Stella" avait été créée par deux promoteurs géomètres parisiens, Edmond LABRASSE et Victor POULAIN.

Un plan de lotissement est alors élaboré et Charles PLUMET, architecte en chef des expositions des Arts Décoratifs de Paris, trace en 1914 le plan de STELLA PLAGE (seul, le chemin, qui prendra le nom de boulevard de la Gare, puis de boulevard Labrasse, donnant accès à la mer aux habitants de CUCQ, existait alors).




 Nous connaissons bien ce plan en forme d'étoile, composé de voies rayonnantes et concentriques ; nous ignorons peut-être que les boulevards Poulain et de Berck le divisent en trois parties (selon la topographie du terrain) :
  • la partie située à l'ouest du boulevard de Berck est tournée vers la mer,
  • la seconde partie, située entre les deux boulevards, est réservée au parc et à son lac (partie bien oubliée maintenant),
  • la troisième partie, à l'est du boulevard Poulain, est composée de voies sinueuses qui ne respectent plus le rayonnement étoilé du front de mer.
  • Une zone reste en marge de cette composition tripartite : les Pelouses, large bande gazonnée à laquelle nous tenons encore tant...


La première guerre mondiale freine le développement de la station, qui devra attendre les années 1920 pour croître :
  • la gare (sur le parcours Berck-Le Touquet) est construite en 1922 (elle cessera son activité en 1926)


  • un mini-tramway assure, dans les années 20, la navette de l'entrée de la station (la gare) à la plage 
  • un casino provisoire est en activité en 1923 


  • Stella est classée "station climatique" en 1925
  • Le plan de lotissement de 1914 est approuvé et déposé en 1925
A partir de 1937, après l'apparition des congés payés, le syndicat des mineurs du Nord-Pas-de-Calais organise des voyages en autocar à Stella Plage (ce qui donnera à la station ce caractère familial qu'elle connaît)



En 1939, 286 immeubles et villas, dont deux colonies de vacances et neuf hôtels, sont construits
...

Ce bel élan sera ralenti par la seconde guerre mondiale (occupation allemande, puis tanks anglais, puis bombes anglaises) : les planchers et autres escaliers sont brûlés lors de l'hiver très froid de 1940, puis les bombes détruisent le patrimoine immobilier : une petite dizaine de villas sont encore debout après le conflit , et deux seulement demeurent intactes...



UN PEU DE REVE ou une visite architecturale entre les deux guerres...


Laissons cours à notre imagination...


Nous voici dans les années 20 : Palmyre arrive à la gare de Stella, en provenance de Berck où elle a pris le train
Avant de prendre le tramway pour se rendre à la plage, Palmyre souhaite se promener dans la "ville d'hiver", près des Pelouses

Elle voudrait découvrir les villas réputées dont on a vanté la beauté, conçues par des architectes déjà réputés :
DUFOUR, MARCELLIN ET JOUANNON, HIDEUX, notamment

Elle ignore évidemment que la plupart de ces villas seront répertoriées, plus de 80 ans après, dans la base "Architecture et Patrimoine" du Ministère de la Culture et de la Communication" (si elles n'ont pas été détruites ou dénaturées).


En sortant sur la place de la gare, elle regarde autour d'elle:


- à droite, des dunes ;


- à gauche,

  • la maison du chef de gare, un charmant petit chalet en bois (dont elle ignore qu'il sera malheureusement en déshérance pendant plus de 10 ans dans les années 2000, alors qu'il est si charmant et qu'il conviendrait de le préserver !! 
  • une villa sertie dans un immense parc, dont l'architecte est DUFOUR : le Petit Poucet


  • l'Hôtel de l'Etoile, où elle descend 



Laissons Palmyre aller déposer ses bagages, faire sa toilette après ce voyage harassant en train à vapeur, et se reposer un peu ...
Nous la retrouverons demain pour continuer sa visite dans cette si charmante nouvelle station !!!




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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 00:12
"Square de la Liberté".... Lorsque ce nom a été évoqué en Conseil municipal mercredi, je me suis dit : quel beau nom, si riche de signification !!!

Vous devinez quelle n'a pas été ma stupeur indignée lorsque, en réponse à un conseiller municipal qui lui demandait ce qu'on y faisait, Monsieur le Maire a répondu (avec un grand sourire !) : "un immeuble... de 8 étages !"

Les images ont vite défilé dans ma tête : en effet, le square avait été creusé !

Et, dès le lendemain, de gros travaux y étaient engagés !! On mesurait, on creusait, on livrait des tas de matériaux, de piquets, de sacs...Il y avait des ouvriers, des camions, des gros et des petits engins, des pelles... Les ouvriers travaillaient dare-dare et efficacement, même sous les trombes d'eau qui ne les ont jamais découragés (bravo !) ...






L'immeuble serait-il bâti... sur pilotis ?? A moins que, comme ne l'avait suggéré Monsieur le Maire, il ne s'agisse du support d'une antenne téléphonique ???



Mais peu à peu, la dernière hypothèse donnée par Monsieur le Maire (que je vous laisse deviner au gré des images) a pris forme...
Une tour, un mur d'escalade, un toboggan, un pont, une coccinelle...



La structure prenait forme !!






Vous avez deviné ce que Monsieur le Maire a fini par répondre, sérieusement, au conseiller municipal , bien sûr...

Eh oui, la municipalité a fini par se rendre aux arguments et répondre aux demandes réitérées maintes fois (par la liste d'opposition, et dans ce blog dès sa création en juin 2008...Divertir nos jeunes... ) en faisant enfin construire une ...



LA PREMIERE AIRE DE JEUX A CUCQ (ville de 5300 habitants...), ENFIN !!!!

Certes, l'équipe municipale en place depuis un quart de siècle a mis du temps à se persuader de la nécessité impérative d'une telle infrastructure permettant à tous les jeunes enfants de la commune d'accéder gratuitement à un terrain de jeux que les parents ne peuvent pas toujours leur offrir : peut-être un pas vers une vraie politique tournée vers la jeunesse dans cette commune vieillissante, et vers une vraie politique sociale ???

Je voudrais sincèrement l'espérer et y croire...

En tout cas, c'est une belle réalisation, qui s'intègre bien à l'espace vert !!!

Le square de la liberté, quel beau nom, quel symbole !! 

Par ipriath - Publié dans : URBANISME ET ENVIRONNEMENT
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 23:08
Ah, se promener dans les rues de Stella, sur le "front de forêt" et les rues adjacentes, et se laisser séduire par le charme des quelques villas superbes de l'entre-deux guerres, si amoureusement préservées et entretenues par leurs propriétaires, amoureux du "beau" !  Lire les noms des principaux architectes : Lucien DUFOUR, Robert HIDEUX, CHEVALIER et PICARD, MARCELIN et JOUANNON ... !  Le regard est captivé, et on se prend à rêver à la vie des résidents des années 20 et 30, dont les maisons sont si proches des Pelouses...

C'est en vous faisant jouer à "avant-après"
   jeu photos : réponses   (photo 3) que  je m'étais indignée de la façon dont la villa "Zita" avait été défigurée selon moi (alors qu'elle avait tant de cachet il y a quelques années à peine) ; Plus récemment, une autre comparaison "avant-après" de la villa "La Ramure" me faisait entrevoir que notre patrimoine n'était protégé que par le seul "amour du beau" et la volonté des propriétaires, et que la politique d'urbanisme n'était pas suffisamment vigilante à cet égard.



J'ai donc éprouvé l'envie et le besoin de découvrir avec plus de précision le patrimoine architectural de notre commune, son évolution au fil du temps, et les actions entreprises ou à entreprendre pour le protéger.

Ma connaissance est certes loin d'être solide et exhaustive, mais je la partagerai volontiers avec tous (...) ; ce n'est que le début d'une démarche plus approfondie, je l'espère, que je pourrai mener avec d'autres personn es intéressées par ce projet. Cette étude pourrait également permettre, en s'appuyant sur les témoignages des personnes-"mémoire" de la station, de dresser un tableau de l'évolution historique de la vie des habitants de la station depuis sa création. (Démarche collective donc, nécessitant l'envie de travailler et un esprit d'équipe véritable


SUPPORTS D'INFORMATION UTILISÉS

La lecture de quelques livres, l'étude du projet de P.A.D.D. (projet d'aménagement et de développement durable)
loi SRU, SCOT et PLU chap 3 : PADD, réglement et zonage proposé par la commune (le PLU ayant été à nouveau refusé), la consultation de sites internet, notamment celui du Ministère de la Culture  http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/, du service de l'inventaire général de la Région Nord-Pas-De-Calais    link , mes "promenades culturelles", les informations riches données par des propriétaires passionnés et passionnants, et l'aide si précieuse d'un ami architecte nostalgique des ses vacances d'enfant à Stella, m'ont permis de commencer ce travail captivant. (L'aide de tous ceux qui se sentent intéressés par cette démarche sera évidemment la bienvenue.).

- La consultation de l'inventaire du patrimoine m'a permis de découvrir que certaines villas (plus de 20) étaient répertoriées dans la base "Architecture et Patrimoine" du Ministère de la Culture et de la Communication. Cette information a surpris nombre de mes interlocuteurs qui l'ignoraient, y compris les propriétaires ou certains responsables de l'urbanisme. Nous en commencerons la visite photographique dès demain...

- le P.A.D.D., qui affiche heureusement l'objectif de promouvoir un développement urbain de qualité, stipule, dans son orientation 2.3 "Préserver les ensembles bâtis de qualité" : "cette orientation concerne aussi bien les bâtiments à usage d'habitation que ceux dédiés aux activités économiques et aux services divers. Elle implique de maintenir les caractéristiques propres des ensembles à préserver. Le lotissement arboré de Stella et le bâti ancien situé le long de la départementale 940 devront faire l'objet d'une protection" : il conviendra de préciser les caractéristiques et les exigences de cette "protection" dans le PLU.



UN PEU D'HISTOIRE

Un tout petit peu d'histoire pour comprendre l'implantation de ces villas remarquables :
"L'écho de Stella Plage" de novembre 1923, journal officiel de l'Association syndicale libre des propriétaires, nous explique en effet qu'en l'absence de nivellement, les premières constructions se sont implantées sur le terrain plat de l'arrière-pays : "si la partie du lotissement avoisinant la mer est déshéritée par rapport à ce qu'on appelle "La Plaine", la faute en est à la nature même du terrain" ; Stella devient donc une station où, contrairement à ses voisines, le vide s'amplifie à l'approche du rivage (voir album photos)


Une "ville d'hiver" prend donc forme, protégée des embruns par la pinède, et dont les constructions s'édifient le long des plates-bandes gazonnées, "les Pelouses", qui deviennent vite le lieu de promenade prisé de la station... Un petit tramway (wagonnets dans l'album) conduit les habitants et voyageurs débarquant du train place de la gare (actuellement square de la liberté) à la plage...


Et c'est principalement dans cette "ville d'hiver" que nous commencerons la visite de notre si beau patrimoine architectural, qu'il conviendra de préserver (divers moyens sont envisageables) et de ne plus défigurer ou martyriser comme cela a hélas été le cas pour des raisons n'ayant rien à voir avec l'art ou la défense d'un patrimoine et d'une histoire...


 
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /2009 22:24
En revenant d'un concert réussi ("les favoris du King") sur la place Sapin (merci à l'Office du tourisme) , quelle n'a pas été ma surprise et mon indignation en voyant, sur les pelouses, non seulement la publicité, les tarifs mais aussi une table , des chaises et un parasol de l'hôtel des Pelouses !! Ces différents éléments n'occupent rien moins que toute la largeur de la pelouse !


Déjà, en septembre 2008, je m'insurgeais contre ces emplacements publicitaires gratuits "offerts" par la municipalité sur un espace public protégé emplacements publicitaires offerts ???

Les remarques formulées à ce sujet à la mairie étaient restées, pour des raisons que je veux ignorer, sans suite.
Mais il semble que, fort du soutien implicite (?) de la municipalité, une étape supplémentaire vient d'être franchie : non seulement le panneau publicitaire semble ancré à longueur d'année, mais désormais, le client peut même, apparemment, s'asseoir à une table sur les pelouses mêmes !! (Même s'il s'agit d'une "accroche" publicitaire, elle peut prêter à confusion et relève d'un acte commercial)

Nos magnifiques pelouses sont elles louées ? A quel tarif ??? Sinon, certains commerçants bénéficieraient-ils de privilèges ?

Il y a peu de temps déjà, des Stelliens se sont inquiétés de voir les panneaux de certains cirques solidement arrimés dans les pelouses, avec pieux fichés dans le sol (et dégradations probables de la pelouse...).

Quand organisera-ton un bal, ou  une kermesse, sur ce si beau terre-plein, très agréable à l'oeil, et entretenu avec soin et goût par les équipes de jardiniers municipaux ?A moins que l'hôtel n'y plante des tentes ?

Quand pourra-t-on espérer voir dans cette commune une réelle politique d'urbanisme respectueuse de l'environnement et respectée ? A quoi servent les lois et réglements si certains commerçants les transgressent sans qu'on le leur interdise ?


 Comment peut-on espérer un jour avoir une politique d'urbanisme responsable si on laisse défigurer les quelques rares espaces verts de notre commune ? La recherche du profit des entreprises est-elle le seul moteur de notre politique ? La qualité de vie et le rôle esthétique des espaces verts doivent-ils s'effacer devant des intérêts mercantiles ???

Ce soir, je suis outrée par le comportement peu citoyen de certains commerçants et par le laxisme des responsables !!!



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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 12:19

Un simple petit article lu dans un journal m'a donné envie de reprendre ce blog, que j'avais abandonné pour diverses raisons (dont des commentaires pour le moins inadaptés et agressifs ; si vous souhaitez que je persévère, n'hésitez pas à m'encourager, s'il vous plaît !).

Un petit article pour recommencer, tester ma motivation (et celle des lecteurs !) ; bien des thèmes méritent d'être abordés : le PLU, l'environnement, les activités de la saison touristique, le cybercentre, la piste de skate, la rentrée scolaire, l'aménagement du Ruisseau à tabac, l'aire de jeux, etc etc... Un jour, peut-être, si le coeur m'en (re)dit...

 


L'info, très brève, est celle-ci :

Les Parisiens possèdent 450 000 vélos et la fréquentation des pistes cyclables a progressé de 47% en 4 ans sur les 293 kms de pistes cyclables (8 kms il y a 10 ans).

La saison touristique est bien entamée, et bien qu'il semble que la fréquentation soit moindre que les années précédentes, la circulation est toujours aussi délicate en ville : tout le monde est donc d'accord pour promouvoir l'utilisation écologique, propre et saine du vélo comme moyen de locomotion.
Mais qui dit utilisation individuelle ou familiale (avec les enfants) du vélo dit pistes cyclables...



Certes, si on s'en tient à la seule arithmétique, on est à même de se dire (et c'est probablement l'argumentaire de la municipalité) : 
- 8 kms x 36.7 = 293 kms : en augmentant de 3670 % la longueur des pistes cyclables, la ville de Paris est parvenue à augmenter leur fréquentation de 47 % ;
- pour augmenter de 47 % la fréquentation des pistes cyclables (et donc du vélo) dans notre commune, il convient d'en faire autant, et d'augmenter de 3670 % la longueur des pistes cyclables
... Mais 0 km x 3670 % = ...........................................0 kms !!!
CQFD, Monsieur le Maire ?
(CQFD : en mathématiques, abréviation de "Ce Qu'il Fallait Démontrer")


le nombre de vélos est en augmentation, ce dont on devrait se réjouir, mais la sécurité, elle, en est très diminuée !!!

(N.B. : s'il y avait déjà eu 100 m de pistes cyclables, on en serait à 100x 36.7 = 3670 m = 3.670 kms, ce ne serait déjà pas si mal !!!)

Pourtant, le Président de la Communauté de communes avait demandé, lors du Conseil communautaire du 5 mars CCMTO : conseil communautaire du 5 mars 2009 , à ce que la piste cyclable en provenance du Touquet soit aménagée avant la saison... La portion entre la fin de la piste cyclable touquettoise et le Rond Point à l'entrée de la commune est toujours aussi dangereuse...

Aller à la mer en vélo par le boulevard Labrasse relève de la témérité, les autos n'hésitant pas à doubler les vélos en les serrant, au risque de les accrocher ou de renverser les enfants...

VIVE LE VÉLO !
(ndlr : si vous aimez les déplacements souples et non polluants, si vous aimez pratiquer le vélo en famille dans votre station de vacances, évitez - momentanément je l'espère ! -, hélas puisque cette station a un charme fou, Stella-Plage, jusqu'à ce que les pistes cyclables y soient implantées !)


Par ipriath - Publié dans : URBANISME ET ENVIRONNEMENT
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /2009 21:20

Il est un joli coin arboré à l'entrée de Stella, un des seuls à subsister encore dans cette forêt d'immeubles, qui s'appelle le square de la liberté. (quel joli nom, de surcroît !)

Son intérêt paysager n'a pas échappé à la commune (ni au cabinet d'architectes chargé de l'élaboration du PLU) puisqu'il a été classé, à juste titre, en zone Na, c'est à dire zone naturelle stricte :
loi SRU, SCOT et PLU chap 3 : PADD, réglement et zonage . Hormis les dunes proches de la mer, c'est le seul site à bénéficier de ce classement à Stella !


Ce joli square ne sera donc pas construit, et permettra aux touristes d'avoir, dès leur arrivée, une très bonne image verdoyante de notre station, avant des pelouses très souvent fleuries et bien entretenues (malgré les publicités sauvages et inesthétiques qui les enlaidissent à longueur d'année maintenant).

Malgré ce classement, qu'on ne peut qu'approuver, et cette reconnaissance comme site naturel à préserver, deux incohérences subsistent :

- la menace d'une implantation d'une antenne téléphonique qui, selon l'adjointe en charge de la commission urbanisme, ne créerait pas de "pollution visuelle" !! Les nombreux touristes d'une journée en été, qui prennent plaisir à venir pique-niquer ou à passer une après-midi tranquille à l'ombre des pins apprécieront !



- la seconde incohérence date d'aujourd'hui : après avoir remplacé, il y a deux mois environ, d'archaïques lampes à incandescence par des lampes plus performantes en termes d'éclairage, travaux de voirie à Stella des ouvriers sont venus implanter de nouveaux poteaux électriques en béton...

N'était-il pas possible, pour donner encore plus d'attrait à cet endroit situé en zone naturelle stricte, de profiter de l'opération de changement de supports pour enfouir les réseaux électrique et téléphonique ??? La "pollution visuelle" n'en aurait-elle pas été diminuée de façon satisfaisante pour tous (notamment pour les estivants) ???

Bien sûr, le matériel, très vieux, devenait dangereux et il urgeait de le remplacer. Mais le remplacement d'un matériel vétuste ne peut-il se faire que par du matériel de même type, peu onéreux et tout aussi affreux?...  La réflexion en termes d'urbanisme semble bien absente, dans la commune, lors des opérations d'amortissement de matériel...

Quand la commune essaiera-t-elle de profiter de toutes les opportunités pour rendre, à moindre coût,  notre ville plus agréable à vivre et plus moderne ?? Quand planifiera-t-elle ces opérations en essayant d'ordonnancer les tâches en ne tenant pas seulement compte du facteur de rentabilité ?

Le petit Prince de Saint Exupéry aurait alors dit :
                                       "c'est véritablement utile, puisque c'est joli !!"
Par ipriath - Publié dans : URBANISME ET ENVIRONNEMENT
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