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JEUNESSE ET ECOLES

Vendredi 3 avril 2009



En lisant la presse tout à l'heure (avec un peu de retard donc), j'ai cru rêver :
 "Installation d'un tableau "High Tech" à l'école" !!!
La commune aurait-elle été l'heureuse bénéficiaire de cette installation ? Encore aurait-il probablement fallu qu'elle la demande... Mais peut-être que...


Qu'est-ce que le "tableau High Tech" ? Plus communément appelé TBI (tableau blanc interactif) ou TNI (tableau numérique interactif), il s'agit d'un écran blanc tactile relié à un ordinateur (par câble USB ou sans fil) et à un vidéoprojecteur.

Il permet donc de faire tout ce qu'on peut faire avec un ordinateur, voire davantage, puisque la surface "d'écran" est démultipliée ; on utilise des feutres effaçables ou un stylet électronique (écriture en encre électronique) ; un simple toucher du doigt sur le tableau peut, avec certaines configurations, permet donc d'agir sur les documents, d'accéder à des applications de l'ordinateur ou à des sites web, d'écrire des notes en langue électronique, etc... Il est ensuite possible (c'est un des grands avantages du TNI par rapport a tableau noir) d'enregistrer le travail dans un fichier que l'on peut imprimer, sauvegarder, envoyer par courriel, présenter sur un site web, etc... mais surtout que l'on peut retravailler aussi souvent que nécessaire (pour une reprise, ou en soutien)

On peut y écrire, y dessiner, comme sur un vrai tableau, sans craindre une éventuelle allergie à la poussière de craie. De plus, il permet de déplacer les objets dessinés (un mot, un cercle, etc.), de les redimensionner et de leur faire subir une rotation. On est capable également d'y afficher une image, une photo ou même une animation. Le contenu du tableau peut être sauvegardé, imprimé et préparé à l'avance par l'enseignant. L'effacement du tableau et son remplacement par un autre contenu est très facile !

On peut utiliser les bibliothèques d'images (lignes d’écriture, quadrillage, papier millimétré, cartes, schémas...), corriger un exercice du livre, annoter un "powerpoint"), etc...



Cet outil peut bien sûr être utilisé comme un tableau traditionnel, mais permet surtout à l'ensiegnant de faire des démonstrations sans être derrière un ordinateur, de se connecter à internet, de souligner, déplacer, annoter, imprimer, etc...

On peut aussi utiliser la tablette numérique : ce n’est  plus l’élève qui va au tableau, c’est le tableau qui va à l’élève. L’élève écrit de sa place, il n’est plus sous le regard de ses camarades (ce qui "bloque" parfois certains). La tablette permet toutes les fonctions du tableau. L’enseignant n’est plus nécessairement devant ses élèves mais peut circuler dans la classe tout en ayant une action sur le tableau.
Les élèves, qui peuvent travailler à plusieurs sur ce tableau, sont plus motivés et participent de façon beaucoup plus constructive...



Je m'imagine en train de faire lire un texte parlant de la Chine ; une connexion à internet, et les enfants découvrent une carte et quelques photos de la Chine, un aperçu de son histoire, et quelles en sont les caractéristiques ; des élèves vont indiquer les terminaisons des verbes conjugués ou des participes passés, et les règles grammaticales sont présentées sur le tableau ; à moins qu'on ne trace un graphique d'évolution du PNB par habitant... :), et tant d'autres choses ! Quelle approche pluri-disciplinaire !!

Ah, que j'aurais aimé utiliser cet outil !!!

Bien sûr, ce n'est qu'un outil, il ne peut résoudre tous les problèmes, et nul ne peut remplacer le rôle du maître ! C'est le travail de l'enseignant et sa capacité à s'approprier cet outil, à créer des activités attractives et formatrices qui comptent. La technologie ne remplace pas un enseignement de qualité et n'a jamais rendu les enfants plus intelligents. Mais les possibilités d'individualisation de cet outils paraissent évidentes... Une pédagogie différenciée peut plus facilement être mise en place... Les enfants en difficulté scolaire peuvent être motivés, aidés et encouragés dans leurs apprentissages...


Alors, imaginez comment ma fibre pédagogique a pu vibrer lorsque j'ai lu cet article...

Mais j'ai dû déchanter...
Le tableau "High Tech" a été installé à l'école de ... Saint-Josse (1052 habitants) et pas à Cucq (5300 habitants)...

L'article précise toutefois : "D'autres écoles du Montreuillois devraient prochainement en bénéficier" ... On peut toujours rêver... Dites moi qu'il faut y croire, et qu'un jour, l'école numérique école numérique  dont je parlais dans un précédent article deviendra réalité à Cucq...




Par ipriath
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Lundi 9 mars 2009

Eh oui, toutes les bonnes choses ont une fin, même les vacances d'hiver ! Et les enfants qui ont eu la chance de bénéficier du centre d'accueil et loisirs vont retrouver, comme leurs camarades, les bancs de l'école...

 

Le centre se déroulait à la Maison du temps libre ou à la salle des coquelicots (certains parents auraient apprécié un ramassage en bus pour aller de Stella à Trépied), sous la direction efficace et très appréciée de Mickaël Taburiaux (il n'était que d'entendre les enfants scandant son prénom pour l'appeler sur scène à la fin du spectacle pour s'en convaincre !), et avec un encadrement d'animateurs dynamiques et motivés.

Il y avait une nouveauté : tous les matins, les enfants bénéficiaient d'une initiation au cirque par l'animatrice de l'école de cirque "Cirqu'ô vent" implantée dans la commune, mais pas encore opérationnelle à plein temps.
On y cotoyait donc des jongleurs, des funambules, des joueurs de diabolo, des acrobates, des gymastes, etc..., très motivés !

Le spectacle de fin de session a été très apprécié des nombreux spectateurs-parents venus applaudir leurs artistes en herbe !
Le spectacle de cirque, riche et coloré, quelques séquences théâtrales, des danses africaines, un montage vidéo humoristique ont enchanté le public.

Ci-dessous, quelques vidéos vous montrent la diversité des activités présentées :

vidéos : veuillez patienter après avoir appuyé sur le triangle de lecture ; les séquences fimlées ont été volontairement réduites (poids des fichiers)
diabolo :


pédalage :

funambulisme :
jonglage :
équilibre :

roues :
salut final
danses africaines

théâtre


On ne peut donc que remercier tous les acteurs de ce succès qu'a été le centre d'accueil et loisirs de février-mars : les enfants, les animateurs, le directeur du centre et l'animatrice de l'école de cirque, et les parents...

Et on ne peut qu'espérer qu'après avoir ouvert le centre pendant les petites vacances scolaires, on verra bientôt l'activité cirque ouverte à longueur d'année, et une animation pour les petits de moins de 6 ans et les ados de plus de 11 ans, qui sont encore dans le désert d'activités encadrées...

Bonne reprise scolaire !
Par ipriath
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Vendredi 6 février 2009


En consultant la presse ce 4 février, on peut lire que la fermeture d'une classe à Cucq se confirme et sera probablement entérinée lors de la prochaine réunion du CTPD (comité technique paritaire départemental) du 12 février.

Après la fermeture de classes à Stella il y a trois ans, à l'école maternelle de Cucq il y a deux ans, c'est au tour de l'école primaire de Cucq... Elle était pourtant prévisible depuis la fermeture de la classe de maternelle, et aurait peut-être pu être évitée de ce fait...

Comment interpréter cette décision ? Peut-on remédier à ce problème récurrent dans la commune ?


Quelques explications techniques et arithmétiques s'imposent tout d'abord (pour ceux qui ne sont pas intéressés par cette arithmétique indigeste, ils peuvent tout de suite passer à la partie suivante : "pourquoi ?")

L'Administration académique ne ferme pas à proprement parler de classes : elle supprime des postes d'enseignants. Bien sûr, dans l'enseignement primaire, supprimer un poste d'enseignant revient à fermer une classe ; mais si on prend le cas de l'école du grand Bleu à Stella par exemple, le poste supprimé (qui devait être supprimé à Trépied et non à Stella) a conduit à fermer tout le cycle 3 et à le transférer à Trépied : cette décision, prise dans la précipitation, menace l'avenir de l'école elle-même...

Comment l'Inspection académique détermine-t-elle les fermetures et ouvertures de classes ?

Dans l'enseignement du premier degré, il n'existe pas de normes nationales en matière d'ouverture ou de fermeture de classes ; l'Inspecteur d'Académie décide donc des seuils et critères en fonction du nombre de postes que le Ministère lui attribue - ou lui supprime-, et des caractéristiques sociales des zones.
Les seuils retenus tiennent également compte de critères plus qualitatifs (zones en difficulté ou non)


En règle générale, on estime, pour une zone sans difficulté particulière comme la nôtre :

     - à environ 24 élèves par classe en moyenne le seuil de fermeture d'une classe (effectif moyen au-deçà duquel on supprime un poste (ce qui revient le plus souvent à dire qu'on ferme une classe),
     - à 28 à 30 élèves par classe en moyenne le seuil d'ouverture d'une classe (effectif moyen au-delà duquel on crée un poste d'enseignant (on ouvre une classe)

Prenons l'exemple de l'école de Cucq, qui a 5 classes (il peut y avoir quelques approximations dans les chiffres, mais le raisonnement reste le même) ; nous retenons un seuil de fermeture de 24 élèves, et d'ouverture de 28: 
- la capacité maximum d'accueil actuelle est de 5 x 28 = 140 élèves
-
le seuil de fermeture avant mesure est de 5 x 24 = 120 élèves
- le seuil d'ouverture après mesure est de 4
(il ne resterait que 4 classes) x 28 = 112 élèves

    

L'effectif théorique de l'école  à la rentrée 2009 est de :
104 (effectif actuel) - 21 (élèves de CM2 qui auront quitté l'école en septembre) + 16 (élèves de la grande section maternelle qui intégreront l'école en septembre) = 99 élèves


L'arithmétique est implacable, et une fermeture de classe est donc envisagée par l’Inspection d’Académie car :

- l’effectif théorique à la rentrée 2009 avant fermeture est inférieur à 120 élèves.

- l’effectif théorique à la rentrée 2009 après fermeture est inférieur à 112 élèves.


Dans ce cas de figure, il aurait suffi de 13 élèves supplémentaires pour que la classe ne ferme pas ; bien sûr, la mesure peut encore changer car une fermeture conditionnelle décidée en février est levée quand le seuil de fermeture est dépassé en juin ou en septembre.

La politique de suppression de postes (environ 6000 dans l'enseignement primaire), et celle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ne laisse pas espérer de nombreuses créations dans un proche avenir...


Pourquoi les écoles de la commune se vident-elles ?

- La première raison est rationnelle et est liée à l'évolution démographique : le nombre d'enfants en âge scolaire a diminué entre le recensement de 1999 et celui de 2006, et la population est vieillissante à Cucq, comme en témoigne le graphique de l'INSEE (consultable sur le "site de la commune" ou celui de l'INSEE) :


- la seconde constatation est plus inquiétante et concerne la fuite des élèves vers d'autres communes limitrophes, dans l'enseignement public ou dans l'enseignement privé.
Lors d'un Conseil d'école à l'école du Grand Bleu à Stella il y a trois ans, auquel j'assistais (l'aide aux devoirs n'avait pas encore été sabotée...) ainsi que l'Adjoint au Maire, l'Inspecteur de l'Education nationale (IEN), Monsieur Hautecoeur, avait insisté sur le fait que la commune détenait un triste record puisque 40 % des effectifs d'enfants de la commune étaient scolarisés hors-commune !!!



L'analyse des raisons de cette fuite est complexe, et plusieurs pistes sont ouvertes, plus ou moins vérifiables :

- certains parents travaillent à l'extérieur et trouvent avantage à scolariser leur enfant dans la commune où ils travaillent, ce qui se conçoit aisément en l'absence de carte scolaire ; à l'inverse, des enfants des communes voisines sont scolarisés à Cucq

- certains parents, de condition modeste, déménagent car ils trouvent, à Etaples par exemple, des logements sociaux (ce qui a été dit en Conseil d'école à la maternelle de Cucq)

faute d'une étude globale sur le long, le moyen et le court termes, avec étude des évolutions d'effectifs scolarisables de la commune, étude de cohortes d'élèves, prévision des fermetures ou ouvertures de classes à 5 ans, travail collectif sur le rôle potentiel de chaque école dans la structure éducative, les écoles ont vécu au jour le jour, dans l'immobilisme ambiant, apprenant en février leur structure de septembre ; les mouvements d'instituteurs ont été fréquents et ont pu déstabiliser une partie des parents d'élèves

- le retard pris par rapport aux autres communes dans les domaines de l'équipement (informati que et culturel), des activités péri-scolaires ont nui à l'image de marque des écoles de la commune

- aucun projet éducatif global au niveau de la commune n'existe, qui ferait se rencontrer enseignants, éducateurs, parents, enfants des trois hameaux autour de thèmes communs :  on a parfois l'impression de se retrouver dans une "guerre des boutons", une querelle de clochers,  où les écoles des trois hameaux donnent l'impression de se faire concurrence plutôt que d'être complémentaires et liées au travers d'un même objectif


- d'autres facteurs, plus empiriques, peuvent parfois jouer : les rumeurs ont la dent dure, et mettent parfois en cause la qualité de l'enseignement qui est pourtant bonne d'après l'inspection pédagogique.  

Mais la rumeur enfle vite :
- raisonnablement, il est inconcevable qu'un enseignant puisse écrire des courriels ou utiliser une messagerie instantanée pendant le temps de classe, puisque nul n'ignore qu'un enseignant consacre l'intégralité de son temps de présence devant élèves à ses élèves, et leur apporte connaissances et soutien ;
- de même , chacun sait que tout enseignant digne de ce nom a intégré la valeur de cette école publique, qui est de mettre tous les enfants à égalité de chances, de leur donner confiance en leurs capacités, et de valoriser les savoirs et savoir-faire de tous, même (et surtout) de ceux qui rencontrent des difficultés scolaires, sans privilégier les meilleurs ... ; l'"élitisme" n'a pas sa place dans l'école publique, et les enfants en difficulté (même à l'école maternelle), quelle qu'en soit la raison, méritent autant que d'autres de réussir et d'être conscients de leur valeur : tous les enseignants le savent, ont intégré et pratiquent une pédagogie de la réussite qui leur permet d'atteindre ces objectifs, et de rencontrer des enfants heureux d'aller à l'école !!

Et pourtant, certaines rumeurs invraisemblables peuvent courir, enfler, se répandre...

Et  ce sont de telles rumeurs qui font que des parents choisissent parfois de mettre leur enfant dans une autre école, y compris dès la maternelle ; la valeur exemplaire de l'enseignant et toutes les activités qu'il peut proposer à ses élèves ne suffisent pas toujours à prouver que ce "bruit" est mal-fondé...



Il me semble qu'il est grand'temps d'enrayer la machine à désertifier nos écoles :

- faire en sorte que la politique sociale communale permette d'accueillir de nombreux jeunes, par une politique de logements accessibles financièrement : lotissements communaux à loyers modérés, logements sociaux, etc...

- repenser globalement, avec les enseignants, les parents d'élèves, la municipalité, l'avenir et l'orientation de chaque école, à partir d'une étude chiffrée solidement étayée et argumentée : or, personne n'a été capable (ou n'a eu envie ?) de me communiquer le nombre d'enfants scolarisables dans la commune (à partir de l'état civil par exemple), alors qu'il s'agit du premier élément de gestion prévisionnelle ! Aucune étude de flux ou de cohorte n'est faite...

Les trois écoles primaires de la commune ont-elles vocation à posséder toutes trois les cycles 2 et 3 ? Trois écoles sont-elles indispensables à terme ? Comment pourrait-on réorganiser ces différentes entités pour qu'elles ne soient plus mises en concurrence, mais bien complémentaires ?
Autant de questions qu'il faut se poser et auxquelles il faut tenter de répondre objectivement

- travailler à un projet éducatif global qui regrouperait non seulement les écoles des trois hameaux, mais des partenaires extérieurs, des animateurs culturels et sportifs, la municipalité, etc...

- développer en profondeur une pédagogie de la réussite qui donne confiance à tous les enfants et donne à chacun les armes pour s'épanouir et se cultiver.

- faire en sorte que les progrès techniques soient davantage intégrés dans l'enseignement en mettant les matériels à disposition suffisante.


La jeunesse est notre avenir, ne la laissons pas se décourager et s 'enfuir !!!








  

Par ipriath
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Jeudi 22 janvier 2009

A part quelques fautes d'orthographe plus ou moins inquiétantes (j'en ai déjà signalé une : "quand les enfants nous racontes" !! qui a été rapidement corrigée, heureusement...), le site de la CCMTO fournit quelques informations très intéressantes et atteste de l'envie, plus ou moins marquée, de communication des 15 communes qui la composent : par exemple, 8 communes sur 15 ont indiqué, en première page, la date des voeux du Maire... Cucq (pourtant la seconde en nombre d'habitants) a omis de le faire... Belle preuve de bonne volonté, après l'inauguration officielle du site à la Maison de temps libre !!

Mais
l'aptitude à la communication de notre commune est (peu) avérée... et inquiétante...

Mais l'objet de cet article ne concerne pas cette carence maintes fois signalée dans ce blog...
J'ai lu avec attention le compte-rendu du dernier Conseil Communautaire (18 décembre 2008), et particulièrement l'article sur "l'engagement d'une action de préfiguration d'interventions musicales en milieu scolaire" (comprenez : "expérience d'interventions musicales à l'école", toute expérience ayant vocation à être généralisée en cas de réussite).

Cette expérimentation s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre par le Conseil Général du Schéma départemental de développement des enseignements artistiques.

Il s'agit d'une coopération entre l'école et un "professionnel" de la musique, un "dumiste" ; le compte- rendu précise qu'un "dumiste" est un musicien titulaire du "DUMI", tout un chacun - sauf moi, manifestement - sachant évidemment ce qu'est le DUMI,  puisqu'aucune explication n'est fournie dans le compte-rendu...
Je me suis donc plongée dans la lecture de sites (merci internet !) pour découvrir ce qui correspond à ce sigle dont j'ignorais la signification ! Au cas où un autre ignare que moi voudrait la connaître, il s'agit du "Diplôme Universitaire de Musicien Intervenant", le "DUMI". Pour être admis en formation au DUMI, il faut être titulaire (au minimum) du baccalauréat, si possible d'un diplôme de fin d'études de conservatoire, et posséder une solide formation instrumentale et une expérience. La formation dure, selon les universités, deux ou trois ans ; son objectif est de former des musiciens intervenants qui exerceront dans les écoles maternelles et élémentaires,
mais aussi dans d'autres structures telles que : écoles de musique, associations culturelles, équipements de diffusion musicale et artistique, centres sociaux-culturels, maisons de quartier, etc...

Notre "dumiste" aura donc une double mission :
- contribuer à un enseignement partagé de la musique, en partenariat avec l'enseignant, et dans le cadre du projet de classe. Avec l'enseignant, il conçoit un projet et un programme d'actions spécifiques à chaque classe, puis un bilan en fin d'intervention
- s'inscrire dans un projet culturel : il peut être le relais entre le milieu scolaire, les structures culturelles et les projets culturels locaux.

La communauté de communes a voté cette initiative : deux séries d'interventions, de janvier à mai 2009, seront organisées sur chacune 8 semaines, à raison d'une heure par semaine et par classe ; une classe a été retenue dans chaque commune (quelqu'un connaît-il quelle classe a été retenue pour notre commune ???? ...) . Le "Dumiste" sera rémunéré au taux de 45 €/heure (!) sur la base de 11 h par classe (3h de concertation avec l'enseignant et 8 h devant les élèves).

Cette "action de préfiguration" est très intéressante, au même titre que la lecture publique dont nous parlerons une autre fois, puisqu'elle permet un accès à la culture musicale en partenariat entre école et milieu extérieur.

Je ne doute pas qu'elle sera suivie de près au plan pédagogique et sur le plan de l'efficacité non seulement par les structures de l'éducation nationale, mais également par nos élus.

Je crains toutefois qu'à Cucq, notre "Dumiste" n'éprouve quelques difficultés pour réaliser sa seconde mission : (" s'inscrire dans un projet culturel : il peut être le relais entre le milieu scolaire, les structures culturelles et les projets culturels locaux") : le projet culturel de l'école existe, au travers du projet d'école, mais il aura peut-être du mal à trouver les structures culturelles et surtout les projets culturels locaux, qui font défaut dans notre commune...

J'espère que tous les habitants seront informés du déroulement de cette action intéressante et porteuse d'ouverture culturelle. Rien n'en a en tout cas filtré dans l'article du bulletin municipal consacré à la vie scolaire (peut-être parce que l'initiative n'en revient pas à la commune ?).

Par ipriath
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Mardi 23 décembre 2008




Pourquoi n'y avait-il aucun conseiller de la majorité pour assister au spectacle de Noël donné par les enfants de l'école du Grand Bleu de Stella, contrairement aux spectacles des autres écoles de la commune ? ??

Je ne le sais pas, et préfère ne pas le savoir... même si les parents se sont posé la question...


Mais les absents ont manqué un spectacle de qualité, frais, coloré, recherché jusque dans la chorégraphie et les déguisements !

Quelle gaieté dans la représentation ! Quel festival de couleurs et de rythmes !
(cliquez sur la flèche ci-dessous et patientez pendant le téléchargement de la vidéo)



L'après-midi s'est poursuivie avec la projection du dessin animé "Kirikou et les bêtes sauvages", qui a enchanté petits et grands...

Je ne peux que féliciter les enseignants, tout le personnel (de service et administratif),et les parents (qui ont emballé les cadeaux, tenu le marché de Noël du lendemain...) qui se sont investis pour un vrai spectacle de Noël, et ont prouvé le dynamisme de cette école qu'il faut encourager !


EXPOSITION NIKI DE SAINT PHALLE

Un autre exemple de cette ouverture et de ce dynamisme est l'exposition consacrée à Niki de St Phalle à l'Office du Tourisme  par l'école du Grand Bleu de Stella







L'oeuvre et la vie de cette artiste hors du commun ont été expliquées aux enfants qui en ont compris la richesse, et ont reproduit, avec les moyens dont ils disposent, les mains et "nanas" si chères à Niki de St Phalle ; encore une fois, un festival de couleurs et une recherche dans la composition sont un vrai plaisir pour les yeux !

Quelle ouverture au monde de l'art et à la culture en général, dans cette petite école si riche en initiatives !

N'hésitez pas à les encourager en allant visiter l'exposition (jusqu'en janvier), et en mettant un commentaire sur leur livre d'or !!

 

Par ipriath
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Lundi 10 novembre 2008



http://reussirensembleacucq.nordblogs.com/


 le Tribunal administratif vient d'annuler le permis de construire du collège du Touquet
(cf lien ci-dessus)
La décision du Tribunal est tout à fait justifiée !

Et
aujourd'hui, je suis en colère ...

On est en droit de se poser de multiples questions :
        - avait-on le droit de construire ce collège alors qu'un recours était engagé ?
        - qu'adviendra-t-il de ce collège, qui a coûté cher à la collectivité (Conseil Général) ? Je suppose qu'on ne peut pas le détruire (quoique ce soit la solution juridique logique...) et qu'on trouvera un succédané au permis invalidé ; mais un doute et l'inquiétude subsisteront toujours chez les parents, quoi qu'il advienne :  la santé et la sécurité de nos enfants ne sont-elles pas menacées, puisque le collège a été construit au bout d'une ancienne piste d'atterrissage, dans une zone encore couverte par le plan d'exposition au bruit  ?
        - Pourquoi a-t-on choisi cette implantation, alors qu'une possibilité plus rationnelle (au plan des transports et de la fatigue occasionnée aux enfants, de l'environnement, des personnels, de la sécurité) existait à Cucq, et que cette solution était en outre source de développement de notre commune ?

     
        Je n'ose imaginer que des motifs d'ordre politique aient pu prévaloir sur des solutions proposées dans le seul intérêt des enfants !!
Je n'ose imaginer que la passivité et l'inertie de certains aient pu nuire à la recherche de la sécurité et de l'efficience d'un projet éducatif !

Qui peut me rassurer et me convaincre que ce n'est pas possible ????

 

Par ipriath
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Vendredi 7 novembre 2008

En me promenant aujourd'hui à Stella, entre deux averses, j'ai constaté que des tags avaient été peints sur la porte de garage d'une résidence secondaire...
Il y avait déjà eu les tags près de (et sur) la plage en période estivale, sur des éléments publics (douches de plage, digue, cabines téléphoniques...).
Mais voir un tag sur une propriété privée, en plein automne, m'a surprise et inquiétée...

A mon retour, je me suis précipitée sur l'encyclopédie en ligne "wikipedia" pour étudier le phénomène des tags... Voilà ce que j'y ai trouvé, entre autres explications :

 Un Tag (marque, signature) est un simple dessin du nom d'un artiste
graffiti. Le geste est généralement très travaillé, à la manière des calligraphies chinoises et japonaises, c'est un logo plus qu'une écriture, et souvent, seuls les habitués parviennent à déchiffrer le nom qui est écrit. Les techniques utilisées sont généralement l'aérosol, le marqueur et l'autocollant (« sticker »).

Un graffiti est une inscription calligraphiée ou un dessin tracé, peint ou gravé sur un support qui n'est normalement pas prévu à cet effet. Longtemps regardé comme un sujet négligeable, le graffiti est aujourd'hui considéré, selon les points de vue, comme un moyen d'expression, comme un art visuel, ou comme une nuisance urbaine.

Outre l'aspect esthétique, qui peut faire considérer un tag comme une oeuvre d'art, le support sur lequel celui-ci est peint peut le faire classer dans la catégorie des nuisances urbaines !

Parfois, le graffiti est un art de vivre, un loisir pratiqué dans des terrains légaux, et le taggeur peut alors s'exprimer librement, par l'écriture pour par une oeuvre plus ambitieuse.

Mais que dire lorsque des cabines téléphoniques, ou des portes de garages de maisons, sont prises pour support ?
Les tags relèvent alors du vandalisme, de l'incivilité et doivent être réprimés :

En effet, l’article 322-1 alinéa 2 du code pénal précise que le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3 750 euros d’amende lorsqu’il n’en est résulté qu’un dommage léger.

La loi n° 2002-1138 du 9 septembre 2002, en son article 24, est venue aggraver la répression en ajoutant à l’amende la faculté pour le juge d’infliger une peine de travail d’intérêt général.

Lorsque le tag a détérioré le support sur lequel il a été apposé, le dommage est manifestement plus important et, dès lors, c’est l’article 322-1 alinéa 1er qui doit être requis.

En vertu de ce texte, la peine encourue par le contrevenant est de deux années d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Il faut bien sûr réprimer et poursuivre les auteurs de ces actes.

Mais ne conviendrait-il pas de donner aux jeunes les moyens légaux de s'exprimer et de s'affirmer dans des structures encadrées : par le sport, le théâtre, des lieux d'expression et d'écoute, (pourquoi pas un "terrain légal" pour tags ?), etc... initiés par la commune et le milieu associatif ? Hormis les associations sportives, quelles structures existent dans la commune ? Les jeunes ne peuvent plus jouer librement au foot dans un terrain ouvert, ne peuvent plus "s'éclater" sur une piste de skate-board qu'on leur a supprimée, n'ont jamais mis les pieds dans une maison des jeunes et de la culture ou dans une structure similaire puisqu'il n'y en a pas...

Ne laissons pas monter l'incivisme, mais offrons aux adolescents ce qu'ils sont en droit d'attendre d'une communauté responsable !


Par ipriath
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Lundi 3 novembre 2008
Comme prévu, je suis allée rencontrer M. Taburiaux, Directeur du Centre accueil de loisirs, à la Maison du temps libre, qui s'adapte parfaitement à l'accueil des jeunes !

La semaine écoulée s'est très bien déroulée, sans aucun incident ; il y a un peu plus d'absents depuis ce matin (des enfants sont probablement repartis dès dimanche).
Aujourd'hui, une immense structure gonflable était montée et faisait la joie des enfants ! (J'aurais aimé pouvoir faire comme eux !) : un espace avec des sortes de piliers à contourner, un mur d'escalade très fréquenté, un toboggan, tout cela évidemment en matière souple !




Pendant que certains s'amusaient dans cette structure, d'autres réalisaient de jolies oeuvres en perles ... après avoir exposé des masques très colorés !









En voyant l'intérêt provoqué par ce mini mur d'escalade et le plaisir évident des enfants, on ne peut que souhaiter qu'un vrai mur d'escalade soit édifié dans la commune ! Le mur porteur de la salle du complexe sportif s'y prêterait sans problème (type bloc ou type pan) ! Cette activité développe de nombreuses qualités de motricité, d'attention, d'anticipation, d'analyse et d'auton
omie entre autres ! Un mur d'escalade convient aux enfants, aux adolescents, aux adultes... bref, il possède de nombreuses qualités qui font qu'il est présent dans de nombreuses communes !
Le Centre d'accueil de loisirs, pendant les petites vacances, a tenu ses promesses, avec un bon encadrement ; la muncipalité a enfin compris que l'accueil des jeunes pendant les vacances est indispensable ; il faudra maintenant envisager l'accueil des adolescents, qui est également nécessaire dans la commune !! Où en est par exemple le remplacement de la piste de skate-board ? Attend-on que les pratiquants de ce sport, qui sont désormais obligés d'en faire aux carrefours ou sur les ronds-points, provoquent des accidents ?





Par ipriath
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Mercredi 29 octobre 2008
Dans le cadre du contrat "Enfance et Jeunesse" et en partenariat avec la CAF (Caisse d'Allocations Familiales) de Calais, la commune organise un Accueil de Loisirs Sans Hébergement (appelé autrefois "centre aéré") pour les petites vacances de la Toussaint, d'hiver et de Pâques, à la Maison du Temps Libre.


Le contrat “enfance et jeunesse” est un contrat d’objectifs et de cofinancement passé entre une Caf et une collectivité territoriale, un regroupement de communes, une entreprise* y compris une administration de l’État. Sa finalité est de poursuivre et d’optimiser la politique de développement en matière d’accueil des moins de 17 ans révolus : www.caf.fr/actunationale/images/Enfanceetjeunesse250906.pdf

Et les enfants ont l'air très heureux, à la Maison du temps libre !

Aujourd'hui, il y avait 38 inscrits ; ils sont plus nombreux l'après-midi que le matin...
On aurait pu s'attendre à un peu plus, mais les petites vacances sont souvent l'occasion de retrouver la famille (et, pour les familles monoparentales ou recomposées, de se partager entre le papa et la maman...).

Sept animateurs sont là pour les encadrer ; les activités qui leur sont offertes sont nombreuses et variées ! Lorsque je suis passée ce matin, les enfants étaient en train de faire des exercices sportifs sur des tapis, comme tous les matins (éveil musculaire oblige !). Cet après-midi, ils allaient à la piscine ; ils vont aussi aller au cinéma. Ce sont eux qui ont fait toutes les décorations (Halloween est là !!) ; ils ont inventé un conte (le conte de Jack) qu'ils ont reproduit et illustré sur une superbe fresque ; etc etc.
J'essaie
rai de rencontrer le D irecteur pour vous donner plus de détails.






Cette première (elle aurait dû être initiée depuis longtemps !) expérience de centre pendant les petites vacances scolaires est un succès et sera bien sûr renouvelée, puisque le contrat avec la CAF dure plusieurs années...

Devant ce succès, il faudrait analyser le problème plus global du temps périscolaire et des occupations para-scolaires à offrir à tous nos jeunes, enfants ou adolescents, tout au long de l'année ! Ne peut-on imaginer une structure permanente, comme une Maison des Jeunes et de la Culture, qui complèterait les activités sportives de la ville, étendrait la "cible" de recrutement et serait susceptible, avec une bonne structure d'animation, d'attirer les adolescents trop souvent désoeuvrés de la commune ?




Par ipriath
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Lundi 21 juillet 2008
Je viens de lire le commentaire posté sur l'article "lire et faire lire", qui parle de l'"aide aux devoirs".
Je voudrais donc présenter cette expérience magnifique que j'ai vécue avec une équipe de bénévoles pendant près de 6 ans (jusqu'à l'année dernière), et que je serais encore en train de pousuivre si la Municipalité nous avait pas contraints à abandonner....

L'école du Grand Bleu à Stella avait (encore...)  tous les niveaux du primaire, du CP au CM2 ; mais alors que les écoles de Cucq et de Trépied proposaient l'étude du soir, celle de Stella fermait juste après les cours. Les enfants devaient donc faire leur travail d'école chez eux, en rentrant. Certains d'entre eux étaient en difficulté, faute très souvent d'aide et de suivi des parents ; d'autres avaient des difficultés de rapidité d'apprentissage, d'autres, qui ne rencontraient pas de difficulté scolaire spéciale, devaient attendre le retour de leurs parents pour se mettre au travail.

C'est alors que j'ai eu l'idée, avec une amie, de mettre bénévolement un peu de notre temps libre et nos compétences au service de ces enfants et de leur famille. Nous avons proposé à la Mairie d'organiser, deux fois par semaine, après la classe, des séances gratuites d'une heure d'"aide aux devoirs", en relation étroite avec l'équipe enseignante. Cette proposition a immédiatement été acceptée par la mairie, qui a mis à notre disposition un local (la gendarmerie d'été) et la logistique (chauffage et e ntretien, assurance, fournitures scolaires).

Avec une équipe de 6 à 8 bénévoles, la grande aventure a donc commencé.
Les locaux étaient composés de 6 petites salles : chaque animateur travaillait dans une salle, avec deux, parfois trois élèves ; autant dire que l'enseignement était individualisé, et que nous avions la possibilité (et le temps) de consacrer la séance à satisfaire les besoins scolaires propres à chaque élève (volontaire, souvent incité par le maître à venir chez nous). Pour les uns, ce n'était qu'une aide aux devoirs à faire car ils avaient compris les notions de base et nous les aidions à les appliquer dans les exercices ; pour d'autres, il s'agissait d'un soutien personnalisé en fonction des lacunes recensées par l'institutrice ; pour les "petits" du CP, c'était surtout un entraînement à la lecture (ou un retour sur les apprentissages de base) ; pour d'autres encore qui étaient plus rapides et avaient bien assimilé les concepts, les séances étaient l'occasion d'un approfondissement des connaissances, et un éveil à d'autres notions (culture générale, actualité, anglais, problèmes, etc...) : nous avions toujours une batterie d'exercices en réserve au cas où il n'y avait aucun travail à faire ou lorsque l'élève avait terminé ses devoirs avant la fin de la séance.
La dernière année, Monsieur le Maire nous ayant même promis un ordinateur, j'avais constitué une batterie d'exercices interactifs et inventorié un maximum de sites... choses que je n'ai jamais pu mettre en application pour cause de sabotage et sabordage de notre action.

Les parents étaient conviés, une fois par trimestre, à venir nous faire part de leurs remarques qui nous étaient utiles car nous connaissions l'enfant sous un autre jour qui pouvait parfois expliquer ses difficultés... Nous faisions alors un bilan des progrès de l'enfant et discutions avec les parents des pistes qu'ils devaient suivre pour mieux l'aider à la maison. On n'insistera jamais assez sur le rôle prépondérant des parents dans l'aide et le suivi scolaire et plus globalement dans l'éducation de leurs enfants !!

Les enfants se sentaient valorisés, et en sécurité, et la pédagogie de la réussite que nous appliquions, ainsi que l'individualisation de notre aide  leur donnaient confiance en eux ; leurs progrès étaient très sensibles d'après l'équipe enseignante et les parents, et les relations privilégiées que nous entretenions avec eux leur permettaient de s'épanouir et de nous faire part de leurs problèmes... Bref, nous nous sentions utiles et étions récompensés de nos efforts !

Sabotage et sabordage :
Et pourtant, sans que l'on s'y soit attendus, le couperet est tombé à la Toussaint 2007...
Nous avions toujours dit que nous ne ferions pas l'aide aux devoirs s'il y avait "étude" après l'école : nous ne voulions pas mettre le maître en difficulté et ne voulions surtout pas que les parents se trouvent confrontés à un choix difficile : payant/gratuit, collectif/individuel, instituteur/bénévoles, etc.... En début d'année scolaire, le maître nous avait donc assuré qu'il ne ferait pas l'étude, et nous avions relancé les séances.
Un soir pourtant, juste avant une séance, fin octobre, l'adjoint au maire me téléphone et me demande si nous maintenons cette position ; ma réponse est bien sûr positive. Le lendemain, les enfants avaient, dans leur cahier de correspondance, un mot informant que l'étude collective serait organisée à l'école dès la Toussaint !!! Pas de concertation préalable, pas de réunion avec la Mairie et l'instituteur... Si on n'appelle pas cela du sabotage volontaire, je n'y comprends plus rien !!
Malgré les demandes insistantes des parents concernés (certains ne voulant pas payer 40 € d'étude mensuels pour leurs 4 enfants...), nous n'avions plus qu'à fermer les portes et aller remettre les clés du local à Monsieur le Maire...

J'étais furieuse et surtout amère ; le peu de reconnaissance affichée à l'égard de cette action et de l'équipe des bénévoles, qui avaient depuis 6 ans consacré une grande partie de leur temps libre à aider à l'éducation d'enfants le plus souvent en difficulté me révolte encore... Comment peut-on mépriser ainsi une action en direction des jeunes ???
Mais lorsque les enfants me sautent au cou dans la rue, lorsque je reçois (encore maintenant) certains bulletins scolaires réconfortants, je me dis que je n'ai pas perdu mon temps, et que c'est là ma récompense...

Peut-être irai-je un jour dans une autre commune voisine, plus ouverte à l'éducation des jeunes, proposer mes services et mes compétences (comme d'autres dans l'équipe l'ont fait) ; peut-être les exercices interactifs que j'avais concoctés sur ordinateur seront-ils utiles à d'autres enfants, d'autres communes ... ??

Merci, Monsieur l'(ex) Adjoint au Maire, vous n'avez rien compris... Vous voyez, je suis encore furieuse, tant la déception et votre mépris ont été forts et insupportables ... Mais quoique vous le souhaitiez probablement, vous n'êtes pas parvenu à me décourager, je continuerai à me battre pour que les enfants aient, tous, les mêmes chances de réussite, qu'elle soit scolaire ou non !!


Par ipriath
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